Juillet-Août 2017

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Trois groupes politiques se sont constitués au sein de l'Assemblée élue en avril 2015.

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Le Département au service d’une agriculture durable qui valorise nos territoires

Nous vivons dans un territoire agricole riche et diversifié. En effet, le taux d’emploi agricole y est de 7,8% contre 6% en France. Nous avons décidé de faire du développement rural et de la foret une priorité du Département.

Notre politique soutient une agriculture de qualité, incite à la diversification et à la transformation des produits dans le respect de l’environnement.

Ces dernières années, avec les acteurs du secteur, nous avons mis en place des dispositifs lisibles et cohérents. Ils tiennent compte de la diversité des productions et de la spécificité de chacune. En 2015-2016, 547 dossiers ont été traités touchant plus de 4 500 exploitations agricoles sur plus de 7300 présentes sur notre territoire. Ainsi plus de 4,7 millions d’euros ont permis de soutenir des restructurations foncières, des installations agricoles, des modernisations ou créations d’ateliers de transformation et de commercialisation à la ferme ainsi que le développement des circuits courts. En ont bénéficié notamment les filières du vin, du fromage, de la forêt.

C’est près de 400 projets forestiers qui ont bénéficié de près d’1 million d’euros. Ceux-ci ont aussi un impact sur notre patrimoine paysager exceptionnel, modelé par les agriculteurs avec le soutien du Département.

Le développement de l’agriculture biologique est une de nos priorités. Elle fournit des produits de qualité et contribue à la préservation de l’environnement, des sols et des ressources naturelles en particulier l’eau. C’est pour soutenir ce type d’agriculture et améliorer la qualité de l’alimentation des collégiens que plus de 340 000 repas 100% bio sont servis dans les cantines des collèges chaque année.

Du 4 au 6 octobre, a lieu le sommet de l’élevage. Il fait partie des plus grands au monde. Il est un véritable laboratoire pour relever, avec une agriculture de qualité, les grands défis mondiaux. Rappelons-nous que certains de nos territoires sont devenus des pôles d’excellence agricole.

C’est une véritable politique de développement de nos territoires agricoles et ruraux, dans l’esprit de solidarité des Hommes et des territoires, que le groupe majoritaire de notre Département met en oeuvre pour bâtir l’avenir.

Groupe Union des Républicains

Des collectivités « au pain sec et à l’eau »

Un décret paru l’été dernier a annulé près de 300 millions d’euros de crédits destinés, en grande partie, à l’investissement des collectivités territoriales pour 2017.

Bien que présentée comme une opération purement « comptable » sur des projets non engagés, cette annulation envoie un signal politique très négatif à l’égard des collectivités territoriales sur la conduite de leurs projets d’investissements et donc sur la vie économique. Cette mesure sous-tend également que les collectivités territoriales sont (et vont probablement être) considérées plus comme des « variables d’ajustement budgétaire », que des acteurs de développement local.

La contribution des collectivités au redressement des finances publiques est sans précédent depuis 5 ans. Des efforts inédits de rigueur ont été consentis sur les dépenses de fonctionnement pour faire face aux baisses des dotations de l’Etat, mais les budgets locaux arrivent aujourd’hui à un point de rupture. Il faut cesser de faire croire que les collectivités seraient dispendieuses et que les élu(e)s locaux dilapideraient l’argent public à tout va !

Cette situation est d’autant plus criante pour les Départements soumis à un véritable « effet ciseau » : ils assurent aujourd’hui près de la moitié du financement des Allocations Individuelles de Solidarité (APA, PCH, RSA représentant 165 millions d’€ pour le Puy-de-Dôme en 2016, soit près de 13 millions d’€ de plus qu’en 2014) et la prise en charge intégrale des Mineurs Non Accompagnés.

Cette pression budgétaire fragilise les budgets dédiés à l’investissement qui sont pourtant indispensables au développement de nos territoires avec l’accompagnement des projets communaux ou intercommunaux, les routes, les collèges, le déploiement du Très Haut Débit, notamment en zone rurale, et les politiques qui touchent l’économie, l’agriculture, le tourisme,…

Après un quinquennat marqué par une succession de réformes territoriales discutables, éloignant de plus en plus les décisions des citoyens, l’annonce d’un nouveau plan de 13 milliards d’économies demandé aux collectivités jusqu’en 2022, le projet d’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers ou le non-renouvellement et l’arrêt des contrats aidés, apparaissent comme des mesures difficilement tenables pour nos territoires.

L’Etat doit impérativement trouver des moyens d’économies autrement qu’en ponctionnant les ressources des collectivités afin que celles-ci puissent maintenir un minimum de services publics de proximité ou exercer leurs missions de solidarité comme pour les Départements, chefs de file de l’action sociale.

 

Le Président : Jean Marc BOYER

Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE  - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne BASSET - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) -  Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

« Bien vieillir » ?

Aucun des fondements de la République ne sera donc épargné? Comment peut-on imaginer ne plus donner les moyens nécessaires aux EHPAD (Établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes) pour assumer pleinement leurs fonctions de solidarité, de soin et d’accompagnement dans la dignité des plus fragiles d’entre nous ? Comment peut-on imaginer qu’après toute une vie de labeur, la fin de vie soit empreinte de tant d’inquiétudes ?

Le désengagement de l’Etat envers les EHPAD s’annonce considérable. Moins 200 millions en France, dont 3 millions soustraits aux établissements du Puy-de-Dôme.

Parce que ces établissements étaient déjà en difficulté, parce que les effectifs n’étaient déjà plus suffisants depuis longtemps pour assumer des prises en charges de plus en plus lourdes, ils avaient fait appel aux CAE (Contrats aidés). Et voilà qu’ils disparaissent ! Aujourd’hui les directeurs des établissements n’ont plus de marge de manœuvre et suppriment des emplois d’infirmiers, d’aides-soignants et d’ASH. Les agents pallient le non remplacement du personnel et finissent eux aussi par s’épuiser.

L’insuffisance de personnel dans un EHPAD, c’est de la maltraitance institutionnelle : maltraitance des résidents qui ne bénéficient plus au quotidien du ratio de personnel nécessaire à leurs besoins, mais aussi maltraitance des personnels soumis à des cadences infernales dans la réalisation des soins de base (toilette, habillage, alimentation…).

D’ici 2030, d’après l’Agence Régionale de Santé (ARS), 5 000 places supplémentaires seront nécessaires en EHPAD. Pourtant, il y a déjà 3 325 personnes en attente d’une place en EHPAD dans le Puy-de-Dôme (liste Attentum). Pourtant, sur ces 3 325 demandes, 1 515 relèvent d’une entrée urgente et immédiate. Pourtant le schéma gérontologique adopté à la majorité par l’assemblée départementale en mars 2017 pour la période 2017-2021 ne prévoit pas de nouvelles créations de places en EHPAD, ce que nous avions alors dénoncé !

Par ailleurs, les gouvernements successifs ont annoncé que l’accent devait être mis sur le maintien et le soin à domicile. Mais les services de soins infirmiers à domicile sont soumis à des quotas de lits ouverts par l’ARS. Des quotas gelés. Il n’y aura donc pas d’ouverture de lits supplémentaires à domicile !

Face à l’augmentation du nombre de personnes âgées en perte d’autonomie, nous sommes de ceux qui soutiennent la création d’un 5ème risque «dépendance» avec un financement public intégral, au même titre que les 4 autres risques (maladie, accident du travail, vieillesse, famille) pris en charge par la Sécurité Sociale.

Citoyens, professionnels médicaux sociaux, syndicalistes, élus, nous devons tous nous mobiliser pour exiger les moyens nécessaires au droit à la santé et à la dignité des personnes accueillies dans les EHPAD !

Service communication

Article mis à jour le 24 juillet 2017