Juillet-Août 2017

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Trois groupes politiques se sont constitués au sein de l'Assemblée élue en avril 2015.

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

L’enfance : Pour l’avenir de notre département et de l’Humanité

La fin de l’année est un moment de fête pour les enfants. Pour nous, c’est aussi un temps de réflexion, en particulier autour de l’enfance qui est une mission essentielle du Département. Nous nous assurons de la qualité de leur venue au monde et nous les accompagnons tout au long de leur vie.

Accueillir, prévenir et accompagner caractérise notre action. L’avenir de notre société se construira avec une jeunesse sensible à la solidarité, au partage, dans une relation d’échange plus que de rivalité. Nous voulons une société où l’Homme soit bien plus que ce qu’il consomme et où la volonté d’appropriation ne mette pas à mal la générosité et la solidarité. Toutefois, en cette fin d’année, deux problèmes ont une importance considérable à nos yeux.

Les migrations qui agitent notre planète nous touchent particulièrement quand elles concernent des mineurs que nous avons le devoir d’accueillir. Ils arrivent chassés de chez eux par la guerre, la dictature, la misère, ignorant qu’ici règne aussi la pauvreté, l’isolement et nombre d’injustices sociales. Nous avons un devoir incontournable d’accueil mais aussi une exigence de vérité face à l’avenir. Le monde affronte cette crise migratoire sur tous ses continents. C’est à cette échelle qu’il faut rebâtir de véritables solidarités internationales et lutter contre tous ceux qui exploitent l’illusion des plus démunis.

Alors que les collectivités territoriales doivent assurer avec des moyens de plus en plus contraints, la solidarité, avec ceux qui en ont besoin, les révélations des «Paradises Papers» créent une vive émotion. Lorsque que la concentration, toujours plus grande, des richesses entre quelques mains est organisée pour qu’elles puissent s’exonérer « légalement » de leur contribution, c’est l’intérêt général lui-même qui est bafoué. Au-delà du combat entre le légal et le moral, il est urgent d’agir pour redonner sens au progrès de l’Humanité. Celui-ci doit primer sur les concurrences effrénées porteuses de conflit et de régression sociale.

Nous sommes mobilisés dans la gestion quotidienne du Département pour être proche et présent chaque jour, de chacun, et sur l’ensemble de notre territoire avec l’équité pour morale et la concertation pour méthode.

Nous souhaitons à chacune et à chacun d’entre vous une bonne fin d’année !

Le Président : PIERRE DANEL

Les élus du groupe : Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Bertrand Pasciuto - Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Monique Rougier (Lezoux), Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet - Lionel Gay (Le Sancy), Olivier Chambon - Annie Chevaldonné (Thiers), Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte)

Groupe Union des Républicains

Histoires d’hommes, et surtout de femmes !

Lors de la session du mois de septembre, notre assemblée a examiné le rapport de situation comparée égalité professionnelle hommes/femmes.

Il a pour objectif de diagnostiquer les pratiques de la collectivité afin que toute rupture d’égalité soit identifiée et que des mesures correctrices soient mises en oeuvre.

Ce document est le préalable d’un plan d’actions pour favoriser l’égalité professionnelle au sein de notre institution départementale et il instaure une commission qui sera chargée de définir les axes de travail sur le sujet.

Ce rapport est consultable sur le site internet du Conseil départemental où il est fait notamment état de la structure des effectifs, la durée et l’organisation du travail, la rémunération, la formation ou les conditions de travail.

Ne restons pas dans les intentions en ce domaine, nous veillerons à ce que soit réalisée une parité dans les faits.

Ainsi, le législateur a lui, instauré en 2015, la parité lors des élections départementales avec la mise en place d’une assemblée composée de binômes homme/femme, soit une parité absolue.

L’actualité de ces dernières semaines a encore ouvert plus largement le débat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

Un chiffre provenant d’un rapport d’avril 2015 du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes illustre tristement certains agissements : 100 % des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles, conscientes ou non que cela relève de ce phénomène.

Ces témoignages sensibilisent l’opinion publique. Rappelons que les injures, les menaces, les violences sont sévèrement punies par la loi.

Le harcèlement sexiste et les violences sexuelles ne sauraient être banalisés, chacune et chacun ayant la responsabilité d’agir et de réagir.

La mobilisation citoyenne et l’action des pouvoirs publics doivent permettre de faire reculer ces violences !

Libérer la parole sur le harcèlement sexiste et les violences sexuelles, c’est déjà les combattre !

 

Le Président : Jean Marc BOYER

Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE  - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne BASSET - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) -  Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

France : pays des Droits de l’Enfant ?

Des enfants étrangers arrivent en France, ils fuient la guerre, la violence, la misère, la faim. Beaucoup d’entre eux ont perdu leurs parents : ce sont des Mineurs Isolés Étrangers. Ils ont, plus que quiconque, besoin d’aide et de soutien.

Depuis 2007, le législateur a intégré leur prise en charge dans le droit commun de la protection de l’enfance ; ils relèvent de l’enfance en danger et donc de la compétence exclusive des Conseils départementaux. En 2016, ils sont rebaptisés Mineurs Non Accompagnés (MNA), il est réaffirmé que ces enfants et adolescents relèvent de l’Aide Sociale à l’enfance.

Pourtant, pour la première fois en 10 ans, le Président de la République et le Gouvernement s’apprêtent à remettre en cause la place de ces jeunes vulnérables au sein de la protection de l’enfance. L’Etat envisage en effet de reprendre la responsabilité de ces mineurs, les considérant d’abord comme des étrangers et non plus comme des enfants en danger. Un recul impensable au pays des Droits de l’Homme !

Le Gouvernement, dans cette logique, souhaiterait également un fichage national de ces enfants. Le défenseur des droits s’y oppose fermement et rappelle qu’il « restera vigilant quant au risque de glissement vers un droit spécifique, hors du droit commun, qui ne serait pas conforme avec les engagements internationaux de la France » qui prévoient que les MNA doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits et doivent être accueillis dans les mêmes conditions de dignité que tous les autres enfants en danger.

Une fois de plus, nous ne pouvons qu’être inquiets de la distance entre les droits fondamentaux tels qu’ils sont déclarés et la façon dont ils sont appliqués.

Les MNA sont devenus un sujet de débat entre l’État et certains Conseils départementaux qui, victimes de restrictions budgétaires, opposent aujourd’hui le coût de leur prise en charge à celui des autres enfants qui leur sont confiés, en renvoyant la responsabilité à l’État au titre de la politique migratoire.

Les MNA devraient, fin 2017, représenter environ 25.000 enfants sur les 320.000 bénéficiaires de l’Aide sociale à l’enfance au niveau national ; cela ne ressemble donc pas à l’invasion décrite par ceux qui veulent tronquer la réalité.

Ils ne doivent plus être un moyen de pression entre l’Etat et les Départements et doivent conserver leur place au sein de la protection de l’enfance comme tout autre enfant en danger.

À cette fin, l’Etat doit donner aux Départements les moyens nécessaires à l’exercice de cette compétence, en répondant aux besoins vitaux de ces enfants, dans le plus strict respect de la convention internationale des droits de l’enfant, et dans la plus grande tradition de secours et d’accueil dont est capable notre pays.

 

Les co-président-e-s : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET
Les élus du groupe : Caroline Dalet, Clémentine Raineau et Jacky Grand

Service communication

Article mis à jour le 24 juillet 2017