Janvier-Février 2018

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Il existe quatre groupes politiques au sein de l'Assemblée :

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).
  • Le groupe "Divers Gauche 63" (4 Conseillers départementaux)

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Le Département au coeur de votre sécurité

Le Département gère le service départemental d’incendie et de secours : le SDIS.

En 2017, il est intervenu 45 685 fois, soit 1 intervention toutes les 11 minutes 30 secondes. Avec une quarantaine de centres de secours, le maillage territorial du SDIS est cohérent et permet des interventions rapides.

La contribution du Département représente une part très importante du budget du SDIS. Elle était en 2017 de 32 219 000 €, le reste provenant des communes et intercommunalités pour 18 086 000 € et pour 1 326 000 € d’autres recettes. La contribution départementale sera en progression de 0,6% au budget primitif pour 2018. En période de maîtrise des dépenses, cette augmentation est très significative, c’est une volonté politique. C’est aussi une forme concrète de solidarité humaine et territoriale. Notre politique en matière de sécurité et de secours garantit la protection des Puydômois quel que soit l’endroit où ils vivent.

Le SDIS compte 462 sapeurs-pompiers professionnels et près de 4 000 sapeurs-pompiers volontaires. Leur dévouement est à saluer lors des secours aux personnes, des incendies, des accidents de la route, mais aussi dans tous les autres types d’action pour lesquels ils sont sollicités.

La qualité des secours est liée à la compétence et à l’engagement de tous les sapeurs-pompiers. Sur nos territoires, le rôle des volontaires est déterminant. Nous sommes pour cela reconnaissants de cette forme d’engagement citoyen, car sans les volontaires, la sécurité civile ne serait pas cette force rassurante au service de la population. Il nous faut fidéliser les sapeurs-pompiers volontaires. Il est essentiel de veiller à ce que leur engagement soit compatible avec une activité professionnelle et une vie privée. Nous devons aussi chercher à élargir les viviers de recrutement notamment en direction des femmes et des jeunes. Pour cela, il faut donner le goût de l’engagement dès le plus jeune âge, valoriser le volontariat et développer les sections de jeunes sapeurs-pompiers.

Dans une période où les services publics sont trop souvent critiqués, nous tenions à mettre en avant le Service départemental d’incendie et de secours. Bien souvent, nous réalisons seulement l’utilité du service public quand nous en avons le plus besoin.

 

Le Président : PIERRE DANEL

Les élus du groupe : Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Bertrand Pasciuto - Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Monique Rougier (Lezoux), Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet - Lionel Gay (Le Sancy), Olivier Chambon - Annie Chevaldonné (Thiers), Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte)

Groupe Union des Républicains

EHPAD : agir au présent et anticiper l’avenir

C’est un sujet qui nous concerne tous, mais qui n’a fait l’objet d’aucune anticipation de nos gouvernants. Il s’agit de la prise en charge de la dépendance, de l’accompagnement de nos seniors, de la situation des EHPAD (établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes).

Dès 2005, un reportage réalisé dans un EHPAD sur une chaîne régionale faisait le constat suivant : « En maison de retraite, les personnes âgées attendent. Elles attendent d’être conduites d’une pièce à une autre. Elles attendent qu’on fasse leur toilette, en dix minutes. Elles attendent qu’on leur donne à manger et elles attendent souvent trop. Est-ce souhaitable de vivre ainsi ? ! ».

Qu’ont fait les gouvernants successifs pour apporter des solutions ? Ils ont malheureusement tous attendu ! Et ils attendent encore ! Aucune mesure significative n’a été prise depuis la mise en place de la journée de solidarité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet est préoccupant et a engendré une forte mobilisation en ce début d’année.

Les gestionnaires et agents dénoncent le manque de moyens humains et matériels et la mise en place de la réforme de la tarification dans les établissements.

Le plan Solidarité Grand Age de 2007 prévoyait d’atteindre le ratio d’un agent pour un résident alors qu’il n’est qu’en moyenne que de 0,6 aujourd’hui : le compte n’y est pas.

L’état de santé du résident a une incidence majeure sur son hébergement et son autonomie. Et inversement : la qualité de vie au travail des agents est aussi une des conditions de bien-être pour les personnes accueillies.

Il est urgent de revaloriser les métiers liés à la prise en charge des personnes âgées qui exigent à la fois compétences et humanisme.

L’augmentation du nombre de personnes accueillies et l’accroissement de la dépendance sont inexorables et inévitables.

L’objectif est d’assurer à nos aînés l’autonomie et des conditions de vie agréables avec un accompagnement adapté en établissement, à domicile ou en structure intermédiaire.

Sur un autre sujet, Jacques CHIRAC disait en son temps : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » : c’est le cas sur la dépendance.

Il est temps qu’au plus haut niveau de l’Etat, nos responsables regardent dans la direction de nos aînés pour leur assurer un accompagnement humain et matériel à la hauteur du respect qui leur est dû ! Il faut, en priorité, repenser les sources de financement des EHPAD.

Il est plus qu’urgent que le Département du Puy-de-Dôme se saisisse du sujet en partenariat avec les acteurs concernés.

 

Le Président : Jean Marc BOYER

Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE  - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne BASSET - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) -  Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC !

Les services publics (éducation, santé, énergie, eau, communications, transports…) sont des piliers majeurs du système social français.

Leur déconstruction, depuis près de 25 ans, a été conduite à très vive allure, tant à droite qu’à gauche : privatisation de France Télécom, ouverture du capital d’EdF, absorption de GdF pour le plus grand bénéfice des actionnaires de SUEZ, changements de statut de La Poste et d’Air France…

Ces remises en cause des services publics n’ont jamais donné lieu à un véritable et grand débat public, alors que la mission même de ces services est d’assurer une égalité d’accès pour tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Et maintenant - malgré l’exemple catastrophique de la privatisation de British Railways - au tour de la SNCF d’être démantelée et privatisée, au risque d’être soumise à une vente à la découpe comme les aéroports français (exemple de Toulouse, quand M. Macron était ministre de l’économie, tant regretté aujourd’hui notamment par les collectivités).

Le statut des employés de la SNCF est mis en avant pour faire passer les privatisations dans l’opinion publique, selon le principe « diviser pour mieux régner ».

Pourtant un Etat fonctionne dans la durée, ses services publics aussi ; et si le privé peut trouver un intérêt à l’ultra-flexibilité, ce n’est pas le cas d’un service public qui a besoin de la stabilité et du savoir-faire de son personnel qui, de plus, ne doit pas être soumis à des intérêts privés.

Oui, un statut spécifique aux agents publics est indispensable.

Or, après avoir démoli une partie du droit du travail dans les entreprises, le Gouvernement s’attaque désormais aux mêmes droits dans les services d’Etat, nos services !

Ce monde n’a rien de nouveau, c’est celui de la finance, dont le Président est le porte-étendard, qui cherche à s’approprier l’un des derniers grands services publics français.

Pour quand le tour de la Santé ? Pour quand le tour de l’Ecole ?

Et ce ne sont pas les collectivités territoriales qui pourront amortir le choc social. Le Gouvernement va perpétuer la baisse de la dépense publique jusqu’à 2022. Aucune latitude pour les collectivités qui seront dans l’obligation de réduire leurs dépenses et donc leurs actions ; notre collectivité départementale n’en sera que plus fragilisée.

Mobilisons-nous tous ensemble, citoyens et élus, pour refuser cette nouvelle atteinte aux services publics, qui préfigure un système à l’américaine où il fait bon vivre uniquement si on a les moyens de se payer individuellement des services généraux indispensables.

 

Les co-président-e-s : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET
Les élus du groupe : Caroline Dalet, Clémentine Raineau et Jacky Grand

Groupe "Divers Gauche 63"

Ne rien céder

La politique libérale, menée depuis tant d’années, rend le quotidien de nos concitoyens de plus en plus brutal. Il y a celles et ceux qui se débattent pour trouver un emploi ou vivre d’un travail précaire ; les bénéficiaires de nos compétences et les usagers du service public, qui expriment jour après jour l’affaiblissement d’un système social, garant d’une équité républicaine ; et les salariés en charge de nos politiques, qui expriment leur impuissance et leur mal-être face à l’ampleur des besoins et à l’inadéquation des moyens mis à leur disposition.

Nos partenaires institutionnels ne sont pas épargnés. Les associations, les communes, et leurs regroupements, sont sacrifiées depuis des années sur l’autel de l’austérité budgétaire. Avec elles, c’est non seulement la vitalité démocratique de proximité qu’on atrophie, mais également toute l’histoire de la décentralisation et de l’aménagement du territoire.

Alors que les enjeux sociaux et écologiques n’ont jamais été aussi importants, l’Etat décide de prendre en otage les collectivités territoriales en établissant un contrat de 3 ans (loi de programmation de finances) qui réduit un peu plus les marges de manoeuvre des Conseils départementaux. Ce contrat impose une progression limitée de 1.2% de nos dépenses de fonctionnement, déconsidérant de fait les solidarités, qui sont pourtant le coeur de notre métier. Alors même que l’urgence sociale s’amplifie on ne peut se résoudre à abandonner nos marges de manoeuvre afin de construire des politiques sociales ambitieuses. Cette contractualisation s’apparente à une mise sous tutelle, et remet en cause un principe de base qui est la libre administration de nos collectivités.

Les élus.es doivent dénoncer fermement cet étranglement budgétaire, car après plusieurs années d’austérité on ne peut se satisfaire d’un encadrement financier si rigide. Il est également urgent d’inscrire des moyens supplémentaires dans les domaines sociaux les plus en tension, et de renforcer nos exigences environnementales dans chacune de nos politiques.

Une fois le budget voté sur ces bases, nous proposerons une décision modificative, intégrant les sommes dues et attendues de l’Etat pour les charges transférées et non compensées, et les politiques obligatoires et optionnelles que nous pourrions mettre en place. Cette décision modificative serait un acte politique fort et symbolique pour dénoncer la duplicité d’un Gouvernement qui n’assume ni ses responsabilités vis-à-vis des politiques qu’il transfère, ni les besoins des populations les plus fragiles. Affirmons l’ambition d’une politique sociale et écologique ambitieuse.

 

Les élus du groupe › Annie Chevaldonné, Lionel Gay, Bertrand Pascuito, Monique Rougier.

Service communication

Article mis à jour le 31 janvier 2018