Juin 2017

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Trois groupes politiques se sont constitués au sein de l'Assemblée élue en avril 2015.

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Un Département à l’avant-garde du bien vivre ensemble

Notre Département a résisté à la montée de l’extrême droite. Celle-ci joue avec les peurs et les inquiétudes de nos concitoyens, notamment dans nos territoires ruraux qui se sentent menacés. Les Puydômois ont clairement exprimé à plus de 70% le fait que notre département est une terre de résistance et d’accueil. Nombreux sont ceux qui se sont engagés dans la Résistance et qui ont été Justes parmi la Nation dans une opposition résolue au nazisme. Mais aussi nombreux sont ceux qui, d’origine portugaise, espagnole, italienne, polonaise, maghrébine par exemple, ont contribué au développement de notre département.

L’action du Conseil départemental pour développer la solidarité entre les hommes et les territoires n’est probablement pas étrangère à ce résultat.

Nous nous trouvons dans une période de renouvellement de notre vie politique et le vote de nos concitoyens met en lumière deux urgences.

Tout d’abord la nécessité d’une action rigoureuse d’aménagement du territoire qui doit être à la fois européenne et nationale. Pour réussir, elle doit prendre appui sur les collectivités territoriales et plus particulièrement sur les Départements qui sont en charge de la solidarité des territoires. Ici réside l’enjeu d’une politique efficace d’aménagement du territoire soucieuse des solidarités garantissant le meilleur équilibre entre ses territoires.

Ensuite l’exigence d’un effort déterminé pour le développement économique et la solidarité avec les plus démunis d’entre nous. Les entreprises ont besoin d’infrastructures de qualité, permettant leurs développements mais aussi de bonnes conditions de vie pour leurs employés. Là encore le rôle du Département doit être conforté et le financement de la solidarité doit être assuré et garanti.

N’oublions pas maintenant que le paysage économique s’éclaircit, que notre système social et les politiques publiques que les Départements ont mis en place ont contribué à amortir les crises et à créer un climat social favorable à l’activité économique.

Chacun est libre de ses choix électoraux nationaux mais, tous ensemble, nous devons rester fidèles à notre Département et le soutenir car il accompagne chacun d’entre nous tout au long de sa vie.

Groupe Union des Républicains

Le numérique : un enjeu de développement pour les Départements

Les Départements ruraux comme le Puy-de-Dôme ont été parmi les tous premiers usagers de l’Internet, car les outils numériques représentaient un puissant levier de désenclavement.

Compte tenu des potentialités offertes par les usages numériques (accès aux services publics, à la domotique, à la télémédecine…), de l’importance qu’ils représentent pour le développement économique (agriculture, industries, entreprises, artisanat…), la transition numérique et le développement du Très Haut Débit (THD) sont au cœur des stratégies départementales d’aménagement du territoire.

Le manque d’infrastructures numériques et de téléphonie mobile demeure criant dans nos campagnes : en France, 77 % de la population n’accède pas au THD fixe, soit près de 51 millions de personnes.

Différents plans de déploiement ont été mis en place par les gouvernements successifs : il s’agit d’un chantier immense d’infrastructures sur le long terme.

Les grands opérateurs privés se sont vus réserver les zones denses et donc rentables; l’initiative du déploiement du THD dans les zones moins denses en terme de population a été confiée aux collectivités territoriales, avec le soutien de l’Etat et des opérateurs des Réseaux d’Initiative Publique.

Les investissements nécessaires pour le développement du THD ont été évalués à 20 milliards d’Euros en France, chiffre qui semble être sous-estimé.

La difficulté du développement du numérique est le décalage entre les intentions affirmées par l’Etat, les moyens mis à disposition, l’engagement et les efforts réalisés par les collectivités territoriales.

Il n’est pas à exclure que dans un contexte de croissance anémiée, d’explosion des dépenses de solidarité et des contraintes budgétaires, la réalisation des objectifs affichés ne soit pas effective.

Une autre question se pose : avec l’arrivée des Smartphones, c’est sur le marché des applications mobiles que se sont déplacés les usages de l’Internet. Il convient également de mettre en œuvre un plan sur le déploiement du THD mobile et de l’articuler avec le plan pour le fixe.

Comme l’ont conclu les Présidents des Commissions de l’Assemblée des Départements de France lors d’une réunion commune sur ce sujet en début d’année, il est impératif de concevoir une stratégie nationale ambitieuse et volontariste dans le domaine du très haut débit mobile pour tous si nous ne voulons pas voir se produire dans les toutes prochaines années le déménagement des territoires ruraux.

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

Pensons global, agissons local !

Les élections présidentielles obligent à un constat : notre modèle politique et économique est à bout de souffle, socialement et écologiquement.

Dans le même temps, des citoyennes et citoyens se réapproprient l’action politique, font le pari de l’intelligence collective et façonnent par leurs actions de nouveaux «champs du possible».

C’est ainsi que sur nos territoires comme ailleurs, naissent des initiatives locales : collectifs de citoyen(ne)s, associations, comités consultatifs… Ici, il s’agit d’une réflexion commune sur l’implantation d’éoliennes; un peu plus loin, c’est une action d’insertion, ou encore la création d’une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne).

Dans tel village, des comités consultatifs ont été mis en place afin de permettre aux habitants qui le désirent de participer à la vie culturelle, scolaire, budgétaire de leur commune. Dans telle ville, engagée dans un projet «territoire zéro chômeur», chaque nouvelle réunion compte de plus en plus de participants…

Ces actions, construites patiemment par des citoyen(ne)s, offrent de nouveaux cadres d’émancipation et de progrès dans de multiples domaines, ouvrent de nouvelles perspectives collectives et solidaires. Elles répondent à des besoins et génèrent des emplois non délocalisables.

Elu(e)s du groupe Front de gauche - Gauche citoyenne, nous sommes convaincu(e)s que le rôle des collectivités locales et de leurs élu(e)s est de soutenir, d’accompagner et d’impulser ces initiatives populaires. Il est également de leur responsabilité de tout mettre en œuvre pour associer les citoyen(ne)s aux décisions qui les concernent.

Les collectivités, en accompagnant ces initiatives, rendent légitimes le travail et la volonté des habitants de leurs territoires.

C’est une façon dynamique de faire de la politique, qui nous permet de retrouver le goût de l’aventure collective et de nous réinvestir tous ensemble, citoyen(ne)s et élu(e)s, dans la recherche de l’intérêt général.

Sachons cultiver et développer ces actions citoyennes au service d’une société égalitaire et solidaire. Nos collectivités territoriales sont des leviers financiers et de formidables ressources humaines et logistiques pour accompagner ces dynamiques nouvelles et prometteuses.

Elles annoncent un Monde Nouveau en devenir.

Service communication

Article mis à jour le 23 juin 2017