Mai 2018

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Il existe quatre groupes politiques au sein de l'Assemblée :

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).
  • Le groupe "Divers Gauche 63" (4 Conseillers départementaux)

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

La laïcité : notre bien commun

La laïcité est un des biens les plus précieux de notre République. Notre Constitution le rappelle « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Pour garantir la liberté de conscience, la loi de 1905 définit la règle. Chacun d’entre nous doit la respecter et la faire respecter : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

L’affirmation et le respect scrupuleux de nos principes sont d’autant plus indispensables que le monde est confronté à la résurgence des idéologies de la haine et défié par des fanatismes religieux qui tuent au nom de leur « vérité ». Or parmi nos concitoyens, il y a des croyants et des non-croyants, mais tous se retrouvent autour de l’idée que c’est aux Hommes qu’il revient de déterminer leur destin individuel et collectif. Aucune vérité « révélée » ne saurait s’imposer à l’ensemble de notre société.

Nous devons donc nous mobiliser énergiquement contre les postulats différentialistes, pour la fraternité, contre l’intolérance et le fanatisme, contre le racisme et l’antisémitisme, contre la xénophobie et les nouvelles formes de ségrégation raciale que certains proposent à grand renfort de réunions « racisées ».

La société française est beaucoup trop fragmentée. La laïcité doit permettre d’éviter la pollution de notre vie publique par l’intervention de ceux qui assènent des positions péremptoires et dogmatiques sur tant de sujets. C’est le seul moyen de garantir la cohésion nationale qui est si fragile.

« La laïcité n’est pas la négation des religions, c’est la capacité de les faire coexister dans un dialogue permanent ». Il ne faut pas que les questions religieuses envahissent toutes les sphères de la vie sociale. Nous avons besoin que la puissance publique contienne les revendications religieuses et la pression qui s’exercent sur les croyants, mais aussi sur les non-croyants. Il faut que dans la société, les lois de la République restent au-dessus des lois divines.

Il nous faut prendre appui sur l’Humanisme pour éviter que la combinaison convergente d’idéologies nous fasse revenir à une société communautariste où l’individu verrait son destin déterminé en raison de sa naissance ou de ses origines. Notre République doit continuer à garantir l’émancipation de l’Homme et le progrès de la société toute entière.

LE PRESIDENT: PIERRE DANEL
Les élus du groupe ›
Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet, Olivier Chambon, Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte)

Groupe Union des Républicains

Une opposition active !

Le groupe Union des Républicains fait entendre sa voix en assemblée et sur le terrain pour une autre vision et mise en oeuvre des politiques départementales. Ce fût le cas sur différents dossiers lors des débats en séance publique. Extraits.

En matière de solidarités sociales.
Eléonore SZCZEPANIAK met l’accent sur l’écrêtement des plans d’aides qui n’ont pas uniquement touché les bénéficiaires et ont une incidence négative sur le secteur du travail à domicile. Concernant nos séniors, Stéphanie FLORIDUTOUR demande de prendre en compte les difficultés de fonctionnement des EHPAD, le Département étant chef de file de l’action sociale.
D’ailleurs, Valérie PRUNIER insiste sur le fait que notre collectivité ne doit pas imposer de rigorisme en matière de gestion pour les associations partenaires comme avec les CLIC (guichets d’accueil, d’information et de coordination ouverts aux personnes âgées et à leur entourage, ainsi qu’aux professionnels de la gérontologie et du maintien à domicile).

En matière d’éducation, de jeunesse et de culture.
Audrey MANUBY s’inquiète du manque de moyens dévolus à la jeunesse et aux personnes âgées, spécifiquement en zone rurale. Jean-Philippe PERRET réclame de l’équité, de la transparence et de l’information sur les choix opérés pour la tarification solidaire à propos de la restauration et du transport scolaires. Jean-Paul CUZIN attire l’attention sur la gestion et les achats des matériels qui doivent être plus homogènes et rationnels au niveau des collèges. Flavien NEUVY affirme que la politique culturelle nécessite plus de lisibilité sur les territoires et doit accompagner les dispositifs des collectivités qui oeuvrent aux côtés du Département.

En matière de développement territorial.
Martine BONY et Michel SAUVADE regrettent la politique agricole proposée : hors-sol, intrusive, elle superpose une politique d’ingénierie nouvelle sur des dispositifs existants.
Bertrand BARRAUD souligne que la politique liée à l’attractivité des territoires ne doit pas omettre le patrimoine ou le tourisme (qu’il soit vert, d’affaires ou industriel). A ce propos, Anne-Marie MALTRAIT souligne l’importance de la politique environnementale et l’intérêt des Espaces Naturels Sensibles.

En matière de finances et d’infrastructures.
Jean PONSONNAILLE appelle à la plus grande vigilance quant à la gestion des deniers publics, et ce, au regard du « feuilleton » de la Halle aux Blés. Tous les élus du groupe constatent et déplorent une dégradation du patrimoine routier et le désengagement financier de la majorité en la matière.

Les solidarités humaines et territoriales ne se décrètent pas : elles exigent une vision globale et de bon sens.

Les élus du groupe › Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne MARCHIS - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) - Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

Le droit au travail

Le droit à un emploi est proclamé dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, préambule qui reprend pour l’essentiel les principes de la Déclaration de 1789, en insistant particulièrement sur les droits économiques et sociaux.

Alors que, jour après jour, le Pouvoir, dans son double discours, affirme que l'égalité des droits doit être garantie pour toutes et tous, force est de constater que seul est appliqué le droit dès lors qu'il permet la défense des intérêts bien compris des plus riches : il n’y a pas d’égalité de fait quand en France, au premier trimestre 2018, il y a 5 621 000 chômeurs au sens de Pôle Emploi (catégorie A, B, C).

L'idée pessimiste commune, qui domine à nouveau, du fait du conditionnement mental et politique que permet le contrôle des médias par l’oligarchie qui nous gouverne, est, comme le disait Thatcher, qu’il n’y a pas d’autres solutions que le capitalisme et les « réformes » qu’il faut mener tambour battant !

Ceux qui dénoncent les inégalités sont montrés du doigt et taxés de populistes irresponsables quand ils ne sont pas traités avec mépris, comme l’a encore fait le 7 mai dernier Monsieur MACRON.

L’emploi ne doit pas faire l’objet d’un chantage, il ne doit pas être source de conflit avec nos semblables, et aucun individu ne devrait le vivre comme une souffrance.

C’est de ce constat qu’a été réaffirmée l'idée du droit au travail inscrit dans notre Constitution, avec l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée », lancée par la loi du 29 février 2016. La ville de Thiers fait partie des dix territoires retenus pour mettre en oeuvre cette belle idée.

On peut synthétiser le projet en deux préceptes et un rapport économique :

Premier précepte : nul n'est inemployable à condition d’adapter l’emploi plutôt que l’homme.

Deuxième précepte : il existe des activités utiles pour le bien commun sur tout territoire non prises en charge par le marché.

Rapport économique : par réaffectation des coûts du maintien dans le chômage, une partie substantielle d'un salaire payé au SMIC est déjà effective.

Ainsi sont proposés des CDI payés au SMIC pour toutes personnes privées durablement de l'emploi sur les territoires retenus.

Actypôle-Thiers, entreprise à but d'emploi, a pu recruter plus de 50 salarié-e-s à ce jour et poursuit son but d'atteindre l'exhaustivité, c’est à dire de proposer un emploi à toutes les personnes des quartiers prioritaires de la ville de Thiers privées durablement d’emploi.

Le Département du Puy-de-Dôme soutient cette initiative, ce dont nous nous félicitons. Cette expérience est unique en Auvergne.

Merci aux salarié-e-s d'Actypôle-Thiers de démontrer jour après jour combien il n'est pas utopique d'imaginer un autre monde!

LES CO-PRÉSIDENT-E-S : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET
Les élus du groupe › Jocelyne Glace Le GarsJacky Grand (Billom), Caroline Dalet (Maringues), Clémentine RaineauGrégory Bonnet (Saint-Georges de Mons)

Contact

fdg.gc.cd63@gmail.com
Tél. : 04 73 42 25 26

Groupe "Divers Gauche 63"

Le Revenu de Base : et si on l’expérimentait ?

En mars dernier, 13 Départements ont annoncé lancer une concertation en vue de l'expérimentation du revenu de base sur leur territoire. Notre groupe "Divers Gauche 63" a donc sollicité par courrier l'exécutif départemental pour tester ce revenu de base dans le Puy-de-Dôme.

Outil de lutte contre la pauvreté, le Revenu de Base (ou Revenu Universel) consiste à verser mensuellement et à chaque individu une somme d’argent, et ce sans condition de travail ou de ressource. Cette somme reste cumulable avec d’autres prestations ou d’autres revenus, telle la rémunération salariale.

Cette idée se marie parfaitement avec le coeur des politiques et des missions de solidarités de notre Département. Le Revenu de Base fera disparaître le sentiment de stigmatisation que notre système social fait peser sur une partie de nos concitoyens.nes en difficulté. De surcroît, les ayants droits qui aujourd’hui ne demandent pas le RSA, accéderont plus facilement à ce qu’ils peuvent prétendre.

Véritable filet de sécurité, le Revenu Universel dépasse largement le cadre de la lutte contre la pauvreté.

Il donne le choix aux citoyens.nes en leur permettant d’entreprendre et/ ou de se former plus facilement, de s’investir plus librement aux cotés de la société engagée, de veiller plus aisément sur des proches qui en auraient le besoin.

Les parcours de vie deviennent de moins en moins linéaires. Au contraire, la mobilité et la recherche d’émancipation stimulent nos concitoyens qui doivent pouvoir toutes et tous prendre part à un projet collectif d’innovation sociale et écologique. Seulement, face aux phénomènes «d’ubérisation » et de banalisation de l’intelligence artificielle, des millions d’emplois tendent à disparaître, et à se précariser.

C’est pour cela que nous revendiquons que la « valeur travail » doit se concilier à la « valeur d’activité sociale » si nous voulons parvenir à l’idéal d’une société épanouie et juste.

Le Revenu de Base renverse les codes, secoue nos habitudes, et constitue la clé de voûte d’un nouveau contrat social, le pilier d’une sécurité sociale en phase avec son temps.

C’est avant tout la recherche de vérité et le désir d’innovation qui nous poussent à entrevoir dans quelques années la démocratisation d’une allocation d’initiative, d’autonomie et d’émancipation. Elle permettra à chacun d’orienter plus librement son parcours de vie, de désirer l’avenir, et de se battre contre les injustices et la misère.

En expérimentant le Revenu Universel d’Existence au sein du Département du Puy-de-Dôme, nous aurons l’opportunité de prouver que l’échelon départemental, malgré les difficultés que notre collectivité peut rencontrer, est toujours en capacité de proposer et d’innover afin d’améliorer le quotidien des Puydômois.es.

Service communication

Article mis à jour le 08 juin 2018