Juillet-Août 2017

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Trois groupes politiques se sont constitués au sein de l'Assemblée élue en avril 2015.

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Solidarités : un combat permanent !

La période électorale complexe qui vient de prendre fin a focalisé l’attention de tous. Cette période de fort renouvellement de notre vie politique ne doit pas occulter les véritables problèmes qui se posent  à notre Département.

Les élus du groupe majoritaire défendent des valeurs claires qui ont pour finalité de satisfaire les besoins humains et de concourir au bien-être de nos concitoyens et à l’équilibre de ses territoires.

Nos conseillers départementaux sont présents sur le terrain toute l’année pour recueillir vos remarques, vos idées et vos besoins afin d’adapter les politiques de notre collectivité et de répondre au plus juste à vos aspirations.

La dégradation des moyens financiers des collectivités et en particulier des Départements n’est pas nouvelle. La question est de savoir quand les responsables nationaux vont nous entendre et prendre en compte les signaux d’alerte que nous lançons depuis des années ?

A présent, le Président de la République dispose de sa majorité parlementaire. Il lui revient de garantir le financement des Allocations Individuelles de Solidarité (AIS). Mais nous pensons que nous ne devons pas attendre la prise de conscience étatique. Nous devons l’impulser en défendant le besoin de financement des AIS pour notre collectivité.

Enfin, la stabilité de l’organisation territoriale de notre pays qui a connu une profonde transformation, est indispensable pour la mise en œuvre efficace de la nouvelle répartition des compétences. Elle est aussi essentielle pour que nous puissions construire avec les communes, communautés de communes et régions de nouvelles relations pour de nouveaux projets. Nous avons un rôle pivot notamment dans l’organisation de l’équilibre des territoires par de nouvelles coopérations avec nos partenaires.

C’est dans cet esprit que, lors de notre dernière session, nous avons fixé le cadre de nos relations avec Clermont Auvergne Métropole et la Région dans le domaine des transports ainsi que les principes des futurs Contrats Territoriaux de Développement Durable (CTDD) avec les nouvelles intercommunalités.

Ici réside l’enjeu de l’action quotidienne de notre Département et nous mettrons tout en œuvre pour avoir les moyens de mener une politique soucieuse des solidarités et porteuse de progrès.

Groupe Union des Républicains

Les rythmes scolaires concernent aussi les Départements

La question des rythmes scolaires fait son retour dans l’actualité : un projet de décret prévoit la possibilité pour les maires d’un retour à la semaine de 4 jours dès cette rentrée de septembre 2017.

En plus des interrogations légitimes soulevées pour les communes (quid de la pérennité du fonds de soutien à l’organisation des activités durant le temps périscolaire ? quid des modalités pratiques de ce retour à 4 jours en quelques semaines ?), il faut rappeler l’impact de cette réforme sur l’organisation des transports scolaires départementaux. Sujet oublié de cette réforme mais qui n’en demeure pas moins ô combien important.

 

Une des obligations de la mise en place des rythmes scolaires dans les écoles primaires en 2013,   était le passage à une semaine de 4,5 jours (au lieu de 4 jours), incluant le mercredi matin.

Cette réforme a impacté directement les Départements qui depuis les lois de décentralisation de 1982, organisaient les services de transport des scolaires pour tous les élèves (hors agglomération) de la maternelle au lycée.

Dans le Puy-de-Dôme, ce sont environ 25 000 élèves transportés chaque jour.

 

En tant qu’autorité organisatrice, le Département définissait donc les circuits scolaires avec les itinéraires et les points d’arrêt desservis, la politique tarifaire et le mode de gestion du service. Cette organisation suppose une coordination avec un ensemble d’acteurs, que ce soit les communes ou intercommunalités, les chefs des établissements scolaires, l’inspection académique, les parents d’élèves et les enseignants, les opérateurs de transports.

 

Outre les difficultés liées aux enchevêtrements des temps scolaires et périscolaires, la plus grande contrainte a été la maîtrise des coûts dans un contexte de baisse des dotations de l’Etat et d’augmentation des charges relatives aux allocations individuelles de solidarité non compensées.

 

Pour assurer la continuité du service public, les Départements ont dû adapter au mieux les temps scolaires et périscolaires en optimisant les circuits.

Cette adaptation s’est traduite par une nouvelle charge financière non compensée par les pouvoirs publics mais dont les conséquences organisationnelles ont été globalement maîtrisées par les services transport des Départements.

Ces derniers ont usé de leur expertise pour rationaliser l'organisation du transport scolaire grâce à un travail constant de concertation et de coopération avec les acteurs concernés.

 

Il faut quand même souligner que l’ajout d’un transport le mercredi représente un coût de plus d’1 million d’euros par an pour la collectivité départementale.

 

Le Président, Jean Marc BOYER

 

Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE  - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne BASSET - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) -  Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

Au nom de la santé des fumeurs et des emplois locaux

Je fume... C’est mal pour mes artères et la sécu, pour ma fécondité, pour les rides, pour courir avec succès après le bus.

Je sais mais, comme 17 millions de Français, je fume.

Et voilà que les actionnaires d’Imperial Brands ont décidé de fermer à Riom la dernière usine française de fabrication de cigarettes, ainsi que le dernier laboratoire français d’analyse et de contrôle à Fleury-les-Aubrais, laissant sur le carreau 339 emplois, parce qu’avec leurs usines polonaises, ils gagneront encore plus de fric !

En 2016, 268M€ de dividendes versés aux actionnaires...

Alors que la tendance est aux circuits courts, je vais devoir fumer des cigarettes « made in Poland ». Et ça, sans aucune possibilité de contrôle sanitaire sur la nocivité des clopes ! 

La fermeture de la Seita, c’est aussi l’arrêt de mort des planteurs de tabacs d’ici 5 ans, soit 2 000 emplois directs dans l’agriculture. C’est moins de recettes pour les collectivités, moins de services publics.

Produire de la cigarette locale, avec du tabac auvergnat et français et un laboratoire qui garantisse une toxicité limitée. Mais aussi, diversifier la production tabacole et accompagner la transition vers d’autres usages de cette plante riche en fibres (pour le jour lointain où nous, les 17 millions de fumeurs, aurons abandonné la cigarette).

Pour ce projet, l’entreprise (qui a touché 4 214 000 € de CICE et de CIR de 2014 à 2016, à laquelle l’Etat demande 280 M€ pour redressement fiscal), doit donner l’usine et les machines pour l’€ symbolique et assurer un volume de production à la future SCOP le temps qu’elle puisse prendre son envol, dans un secteur non concurrentiel. C’est possible : le laboratoire MERCK l’a fait à St-Beauzire, les Fralib l’ont imposé à la multinationale UNILEVER.

L’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, en concertation avec les salarié.e.s, doit être soutenue par l’ensemble des député.e.s du Puy-de-Dôme conscient.e.s de cet enjeu de santé publique et opposé.e.s à la dévitalisation de nos territoires. 

Au nom de la santé publique, de nos poumons, de l’emploi local, de l’initiative innovante des salarié.e.s et représentants syndicaux, soutenons ce projet viable en nous inscrivant au comité de soutien : comitedesoutienseitaping@gmailpong.com.

Soyons nombreux à signer la pétition en ligne sur le site « change.org »
(Seita, les transnationales du tabac ne feront pas la loi, créée le 6 février 2017)

 

 

Service communication

Article mis à jour le 24 juillet 2017