Avril 2017

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Trois groupes politiques se sont constitués au sein de l'Assemblée élue en avril 2015.

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Solidarité et proximité : nos priorités

La campagne présidentielle semble focaliser l’attention de tous sur des enjeux nationaux. Mais ne nous y trompons pas, derrière les questions de la politique de l’Etat se profilent deux problèmes déterminants. Ceux de l’Europe et de la proximité et des territoires.

Nous avons toujours dit que la solidarité devait être financée par la Nation toute entière. C’est dans cet esprit que nous demandons la prise en charge totale du financement des allocations individuelles de solidarités (AIS) par l’Etat. Nous restons fidèles à ce combat.

Ce financement des AIS permettrait de dégager les moyens nécessaires à la conduite des missions du Département dans l’accompagnement des plus démunis et des territoires. C’est à cette condition que l’effort financier demandé aux collectivités territoriales peut avoir du sens.

En ce qui concerne la solidarité entre les générations, notre Département vient de définir un nouveau schéma gérontologique. Il permettra un meilleur accompagnement de nos anciens. Il a pour vocation de s’adapter à l’évolution de notre société. Il est fondé sur quatre principes : prévenir la perte d’autonomie ; accompagner au domicile et améliorer le parcours résidentiel ; adapter et territorialiser l’offre médico-sociale ; lutter contre l’isolement des personnes âgées.

Par ailleurs, nous engageons une nouvelle phase de notre politique en direction des intercommunalités qui s’inscrira dans de nouveaux contrats de développements territoriaux. Nous poursuivrons l’effort d’accompagnement des communes avec le fond d’intervention communal (FIC). Enfin, nous mettons en place un service d’ingénierie territoriale. Avec cet ensemble de mesures, nous disposerons des outils pour mieux accompagner les communes et les intercommunalités dans la construction de l’avenir de notre Département.

Chacun est libre de ses choix présidentiels mais tous ensemble nous nous devons de rester fidèles à notre Département dont l’avenir nous est confié. C’est ici le fondement de notre action quotidienne. Le Département reste le meilleur niveau pour la mutualisation des actions de nos territoires, mais aussi l’institution capable par ses agents et ses conseillers départementaux de rester disponible pour chacune et chacun de vous.

Groupe Union des Républicains

Saluons nos sapeurs-pompiers !

Le Service départemental d’incendie et de secours du Puy-de-Dôme (SDIS 63) regroupe environ 300 sapeurs-pompiers (75 % de volontaires et 25 % de professionnels). Il assure principalement la mise en oeuvre des secours d’urgence aux victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes.
Le SDIS 63 est placé sous la double autorité du Préfet, pour la direction de l’activité opérationnelle, et du Président du Conseil d’administration, qui est le Président du Conseil départemental, pour l’administration et le financement (personnels, matériels et équipements, locaux des centres d’incendie et de secours).

En 2016, on compte près de 44 000 interventions, soit une intervention toutes les 10 minutes, avec un budget de fonctionnement qui s’élève à 51 M€ et une participation du Conseil départemental à plus de 31 M€. Les investissements correspondent, entre autres, aux travaux dans les casernements et aux dépenses du parc roulant (4 M€/an environ).

De nombreuses obligations financières extérieures pèsent sur tous les SDIS de France (réforme de la filière, directive européenne sur le temps de travail, augmentation du point d’indice, rénovation des carrières et rémunérations).
Sans remettre en cause ces réformes sur le fond, celles-ci posent la question plus générale d’imposer aux collectivités ou établissements publics des dépenses nouvelles sans ressources nouvelles. Il faut que cela cesse, au même titre que la multiplication des normes : la simplification est impérative et devient urgente !

Le maillage territorial des centres d’incendie et de secours doit appeler à toute notre vigilance afin de conserver une qualité du service opérationnel, de proximité, sans nuire pour autant aux conditions d’exercice des missions des sapeurs-pompiers.
Ce maillage correspond à la définition de bassins de couverture qui obéissent à des règles de coopération entre les centres. Concrètement, c’est répondre à une demande d’intervention au regard d’une zone géographique plus large que celle du centre d’incendie et de secours (afin de faire appel aux volontaires disponibles compte tenu de l’évolution des outils d’alerte).

Au-delà de ces informations, ce sont surtout des femmes et des hommes dont il faut saluer le dévouement révélé une fois de plus lors de la tempête au début du mois de mars. Tout sapeur-pompier bénéficie d’une formation initiale à la suite de son engagement, puis d’une formation continue et de perfectionnement tout au long de sa carrière. Ces apprentissages exigent beaucoup de temps pris sur sa vie personnelle, familiale et sur ses loisirs.

Merci à nos sapeurs-pompiers pour leur courage et leur disponibilité au service de la population !

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

Une autre voie à gauche

Après un quinquennat émaillé de promesses non tenues, voire de trahisons, les élections présidentielles de 2017 sont lourdes de dangers pour la très grande majorité des Français et plus généralement pour l'avenir de notre pays.

Marine Le Pen est en embuscade pour appliquer un programme proche de celui que Donald Trump met en oeuvre aux Etats-Unis. La droite dure de François Fillon entend imposer un choc antisocial et ce dès les premiers mois de son éventuelle élection pour étouffer toute contestation. Sous un «vernis moderne», mais avec les vieilles recettes libérales, Emmanuel Macron aggraverait la politique économique menée sous François Hollande, dont il est l’héritier après avoir été son conseiller puis son ministre.

Face à ces périls, la victoire de Benoît Hamon aux primaires du PS et assimilés a confirmé, après les nombreux mouvements sociaux des derniers mois, la volonté du peuple de gauche de sanctionner les représentants de la politique gouvernementale, de refuser le néo-libéralisme et l'austérité, d'entrevoir une autre société. Au sein du PS, Benoît Hamon est désormais confronté à des choix paradoxaux, répondre aux aspirations de ses électeurs ou tenter de rassembler avec la droite du PS ; l'impossible « grand-écart ». Une autre voie serait pourtant possible.

Pour notre groupe, il faut poser les bases politiques d’un nouveau rassemblement, pour construire une majorité qui gouvernerait vraiment à gauche, renégocierait les traités européens et prendrait des mesures d’urgence telle que l'augmentation du SMIC et améliorerait la vie du plus grand nombre. La France a besoin d’un projet qui redonne espoir, qui offre un avenir réconcilié entre l'humanité et son environnement, qui se coupe franchement des systèmes privilégiant les gains financiers de quelques-uns, écrasant l'humain et n’intégrant pas le caractère limité des ressources planétaires.

Un changement radical de perspective, de modes de production et de consommation, s'articulant autour des besoins essentiels de toutes et tous, démocratiquement déterminés.

Ce mouvement est à ce jour incarné par la candidature de Jean-Luc Mélenchon avec un programme cohérent, applicable et construit autour de mesures concrètes pour notamment permettre rapidement : de répartir les richesses afin que chacun puisse vivre dignement, de protéger notre écosystème dont nous sommes indissociables, d'offrir une démocratie avec des élus au service d'un peuple disposant de moyens d'action et de contrôle sur le fonctionnement des institutions.

Des valeurs claires qui pourraient être défendues au sein de notre assemblée départementale par un groupe de gauche recomposé et affranchi des élus qui, au regard de leurs choix politiques, nous laissent à penser qu'ils se « droitisent »...

Service communication

Article mis à jour le 30 mars 2017