Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC !

Les services publics (éducation, santé, énergie, eau, communications, transports…) sont des piliers majeurs du système social français.

Leur déconstruction, depuis près de 25 ans, a été conduite à très vive allure, tant à droite qu’à gauche : privatisation de France Télécom, ouverture du capital d’EdF, absorption de GdF pour le plus grand bénéfice des actionnaires de SUEZ, changements de statut de La Poste et d’Air France…

Ces remises en cause des services publics n’ont jamais donné lieu à un véritable et grand débat public, alors que la mission même de ces services est d’assurer une égalité d’accès pour tous les citoyens, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale.

Et maintenant - malgré l’exemple catastrophique de la privatisation de British Railways - au tour de la SNCF d’être démantelée et privatisée, au risque d’être soumise à une vente à la découpe comme les aéroports français (exemple de Toulouse, quand M. Macron était ministre de l’économie, tant regretté aujourd’hui notamment par les collectivités).

Le statut des employés de la SNCF est mis en avant pour faire passer les privatisations dans l’opinion publique, selon le principe « diviser pour mieux régner ».

Pourtant un Etat fonctionne dans la durée, ses services publics aussi ; et si le privé peut trouver un intérêt à l’ultra-flexibilité, ce n’est pas le cas d’un service public qui a besoin de la stabilité et du savoir-faire de son personnel qui, de plus, ne doit pas être soumis à des intérêts privés.

Oui, un statut spécifique aux agents publics est indispensable.

Or, après avoir démoli une partie du droit du travail dans les entreprises, le Gouvernement s’attaque désormais aux mêmes droits dans les services d’Etat, nos services !

Ce monde n’a rien de nouveau, c’est celui de la finance, dont le Président est le porte-étendard, qui cherche à s’approprier l’un des derniers grands services publics français.

Pour quand le tour de la Santé ? Pour quand le tour de l’Ecole ?

Et ce ne sont pas les collectivités territoriales qui pourront amortir le choc social. Le Gouvernement va perpétuer la baisse de la dépense publique jusqu’à 2022. Aucune latitude pour les collectivités qui seront dans l’obligation de réduire leurs dépenses et donc leurs actions ; notre collectivité départementale n’en sera que plus fragilisée.

Mobilisons-nous tous ensemble, citoyens et élus, pour refuser cette nouvelle atteinte aux services publics, qui préfigure un système à l’américaine où il fait bon vivre uniquement si on a les moyens de se payer individuellement des services généraux indispensables.

 

Les co-président-e-s : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET
Les élus du groupe : Caroline Dalet, Clémentine Raineau et Jacky Grand

Service communication

Article mis à jour le 12 avril 2018