Projet ambitieux de mise en valeur du plateau de Gergovie et des sites arvernes

Gergovie fait partie de notre mémoire collective. C'est ici que les légions de César furent défaites par les armées de Vercingétorix. Ce belvédère naturel, d'une altitude de 744 m, offre une vue imprenable sur tous les grands ensembles paysagers du département.

Sommaire

Gergovie et les sites arvernes

Découvrez le plateau de Gergovie et les sites Arvernes, film réalisé dans le cadre du projet de mise en valeur de ces lieux puydômois emblématiques. Ce film a été présenté lors de la conférence de presse du 30 octobre dernier au cours de laquelle l’Université Clermont Auvergne a offert au Département du Puy-de-Dôme l’atlas du levé LiDAR réalisé sur le secteur Gergovie-Gondole.

Les fouilles archéologiques

Le projet

Plateau de Gergovie

A la demande du Préfet de Région, l'État étant propriétaire de la quasi-totalité de la partie sommitale du plateau de Gergovie, le Conseil départemental assure depuis janvier 2014 la mission de coordination et d'animation du projet de mise en valeur du plateau de Gergovie et des sites arvernes (Ouvre un lien interne dans la fenêtre en coursCorent, Gondole et les camps de César).

En effet, le plateau de Gergovie dispose d'atouts historiques, paysagers et il se situe à proximité de l'agglomération clermontoise, qui le positionnent au cœur d'un projet ambitieux de développement de l'attractivité du territoire.

Ce projet est mené avec l'ensemble des acteurs publics (services de l'État et collectivités territoriales) ainsi que de nombreuses structures publiques ou privées de domaines d'activités variées (tourisme, enseignement, recherches, agriculture, environnement,...), tous étant convaincus de l'intérêt de cette démarche en termes de valorisation touristique et de recherche scientifiqueOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours (archéologie, histoire, géologie, environnement, paysages ...).

Par ailleurs, ce projet est inscrit au Contrat de Plan État Région 2015 / 2020 lui garantissant le financement des actions d'aménagements, de gestion et de mise en valeur à venir de la part de l'Europe, l'État, la Région, le Département et les collectivités locales concernées. L'année 2014 a été consacrée à la réalisation d'un diagnostic du site et des actions et réflexions menées dans le passé pour la mise en valeur de ce site. Tout au long de l'année 2015, des groupes de travail se sont réunis selon les thèmes définis à la suite du diagnostic.

Ce travail permettra de mettre en œuvre dès 2016 les premières actions d'amélioration de l'accueil et l'information des visiteurs et, en parallèle, de mener des études sur la fréquentation et la gestion du site afin de mettre en place dans les années à venir un projet global d'aménagements, de gestion et de valorisation du plateau de Gergovie et des sites arvernes.

Que s'est-il vraiment passé à Gergovie ?

Gergovie, notre mémoire collective

Gergovie fait partie de notre mémoire collective : lieu d'affrontement où les légions de César furent défaites par les armées de Vercingétorix en avril 52 avant J.-C., c'est le seul échec avoué des Romains dans la conquête des Gaules.

Ce belvédère naturel, d'une altitude de 744 m, offre une vue imprenable sur tous les grands ensembles paysagers du département. Remarquable lieu de refuge, Gergovie fut en outre un oppidum important du peuple arverne. Dans les années 1990 et 2000, une série de fouilles, commencées au XIXe siècle, ont établi le lieu de la bataille, confirmant la position des camps césariens au pied de Gergovie.

La Guerre des Gaules, entre 58 et 51 av. J.-C., est relatée dans l'ouvrage de propagande de Jules César Les Commentaires de la Guerre des Gaules. Il s'agit d'une guerre politique et économique : la Gaule est une terre riche et César a besoin de gloire militaire pour asseoir son pouvoir au Sénat. Profitant de la division des Gaulois et s'appuyant sur le peuple des Eduens, César soumet l'Armorique, la Belgique et l'Aquitaine entre 58 et 54 av. J.-C.

Une révolte éclate au cœur du pays en 53 av. J.-C., et Vercingétorix prend la tête de la rébellion. César revient précipitamment en Gaule, s'empare de Genabum (Orléans), d'Avaricum (Bourges), et poursuit Vercingétorix et ses troupes, repliés à Gergovie

Au coeur de la bataille...

César dispose de six légions (36 000 hommes). Les troupes gauloises, certainement supérieures en nombre, sont disposées autour de l'oppidum. Ayant établi son grand camp au Sud-Est du plateau, César s'empare, une nuit, d'un camp établi sur la colline de La Roche Blanche, le “ petit camp ”, qu'il relie au “ grand camp ” par un double fossé. Redoutant une attaque par l'Ouest, les Gaulois massent leurs troupes sur ce versant de l'oppidum. César les conforte dans cette idée par une manœuvre de diversion : des muletiers, déguisés en soldats, sont envoyés dans cette direction.

Pendant ce temps, il lance une attaque par le flanc Est avec trois légions et ses alliés Eduens. Ils parviennent au pied des remparts. Les Gaulois, alertés par des messagers, lancent leur cavalerie en direction de l'Est de l'oppidum. Ils bousculent les assaillants et provoquent la débandade des Romains. Mais déjà, les légions reprennent leur formation au pied de l'oppidum. Vercingétorix préfère ramener ses troupes sur les hauteurs. Les Romains ayant perdu 700 hommes et 46 centurions ne peuvent relancer une attaque et abandonnent le terrain. La revanche sera prise entre août et septembre de la même année, à Alésia.

Contact

Marc Recoché - Chef de projet
Mission archéologie
Pôle Archéologie et Patrimoine
Directions des Grands Sites Patrimoniaux - DGAD
Tél : 04 73 42 21 84
Ouvre une fenêtre pour envoyer un mailmarc.recocheping@puy-de-domepong.fr

Article mis à jour le 18 novembre 2017