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Territoires

17 octobre 2019

Mettre en avant nos terroirs

Aider les agriculteurs à valoriser leur production : le Département soutient les filières de qualité. Exemple avec la marque Mont Lait et l’ail rose de Billom.

Sommaire

Bientôt une IGP pour l'ail rose de Billom

Grâce à la spécificité de ses sols et de son climat, la plaine de la Limagne est un terroir particulièrement propice à la culture de l’ail. Elle fait d’ailleurs partie des cinq principaux bassins de production d’ail en France. Malgré cette situation, la culture de cette plante à gousses a beaucoup diminué ces dernières années, concurrencée notamment par les céréales, moins exigeantes en main d’oeuvre et plus facilement mécanisables. Seulement 42 ha sont cultivés actuellement contre plus de 120 au début des années 2000. Mais la tendance pourrait très vite s’inverser.

Pour Laurent Heinis, président de la fédération de l’ail d’Auvergne, cette plante ne manque pas d’atout : « elle apporte une forte valeur ajoutée, sa culture ne demande que peu d’intrants et peut se travailler facilement en bio. Le désherbage peut se faire uniquement de façon mécanique. »

S’il est reconnu pour ses qualités gustatives, l’ail rose de Billom est également apprécié pour sa très bonne conservation. « Nous sommes les seuls en France à cultiver un ail dit « de printemps », souligne Laurent Heinis, il est récolté plus tardivement et ne nécessite pas de conservateurs. »

Afin de développer cette production historique du Puy-de-Dôme, le Conseil départemental a validé un contrat de filière pour la période 2018-2020.
Des aides financières sont proposées aux agriculteurs qui souhaitent se lancer dans cette culture.
Une aide technique est également apportée pour la réalisation d’un cahier des charges en vue d’obtenir une indication géographique protégée (IGP).

La foire à l’ail de Billom est un événement incontournable de l’été Puydômois.

Du beurre 100 % Massif Central

Mettre en avant les spécificités du lait de notre région, c’est la philosophie de l’Association des producteurs de lait de montagne qui regroupe actuellement près de 860 agriculteurs (dont 117 dans le Puy-de-Dôme).

En 2010, face aux crises laitières à répétition et à la fin des quotas, plusieurs éleveurs du Massif central ont décidé de réagir en s’associant et en créant une marque, Mont Lait, dont ils sont les propriétaires. Celle-ci leur garantit un contrôle et un retour financier sur chaque litre de lait vendu. « Le lait en zone de montagne est moins compétitif à produire et à collecter qu’en plaine, mais il est de meilleure qualité qu’un lait standard, affirme Dominique Barreau, président de l’association. Par exemple, les vaches sont nourries essentiellement à base d’herbe de prairies à la flore diversifiée. »

Depuis 2013, la marque Mont Lait commercialise du lait en briques et en bouteilles (conditionné à Theix). La gamme s’est étoffée en octobre 2018 avec un fromage à raclette (produit à Fournols).
Et, depuis la rentrée, le beurre de montagne Mont Lait est disponible en magasins. Véritable beurre de baratte, son goût prononcé reflète la diversité des prairies du Massif central.

Le beurre Mont Lait est produit avec du lait issu des zones de montagne.
Comme ici, au Gaec de la Brousse, à Cisterne-la-Forêt.