Notre précieux

2019 est une année marquée par la sécheresse. Fin août, 75 % des cours d’eau présentaient un débit faible et les nappes avaient atteint des niveaux historiquement bas.

Ce déficit hydrique, qui se renforcera inéluctablement, a de multiples conséquences. Cette année, le Puy-de-Dôme a connu une chute des rendements de blé de 30 à 90 %, les récoltes de fourrage et les quantités de lait produites ont enregistré de fortes baisses.

Une partie de la population puydômoise a subi directement le manque d’eau et certains habitants ont dû être ravitaillés à l’aide de camions citernes !

Au-delà de la nécessité d’accentuer la lutte contre le réchauffement climatique, les constats de cet été nous prouvent encore qu’il est primordial de repenser nos manières de vivre, produire et consommer afin de nous adapter aux chaleurs et sécheresses. Au niveau agricole, hormis les retenues collinaires ou de rares exceptions localisées, la construction de réserves d’eau supplémentaires serait une erreur à long terme. La solution durable s’appuie sur la conversion des cultures qui ne sont plus adaptées à leurs lieux d’implantations et sur une distribution équitable et durable de l’eau. Il nous faut également économiser chaque goutte.

Cet été, pendant que le cher liquide manquait à tant d’acteurs, d’immenses quantités d’eau étaient mal utilisées ou gaspillées. Par exemple, dans le cadre de l’élargissement de l’A75, 150 m3 ont été déversés quotidiennement sur des accès de chantiers peu utilisés. On pourrait éventuellement le comprendre si cela recouvrait des enjeux de sécurité au plus proche du passage des véhicules sur l’autoroute, mais comment accepter ce gaspillage sur des chemins éloignés… Comment ensuite expliquer aux citoyens qu’il faut être exemplaire et économiser chaque goutte ?

L’eau est un bien commun. Citoyens, entreprises, collectivités, État… nous devons tous agir de concert pour préserver ce bien précieux faute de quoi les efforts même d’une majorité seront insuffisants. L’eau est un bien commun, sa gestion devrait être uniquement publique. Notre groupe affirme que dans le cadre des compétences du Conseil départemental, il faut :

- accentuer la sensibilisation à la préservation de l’eau,
- favoriser une gestion publique et donc très largement différencier les subventions accordées pour les travaux relatifs à l’Alimentation en Eau Potable selon la nature de la gestion, publique ou privée,
- initier une interconnexion des réseaux,
- inciter la création de tarifications progressives distinguant l’eau vitale, qui devrait être gratuite, de l’eau de confort, dont le coût augmenterait au fil des niveaux de consommation,
- accompagner financièrement les choix de reconversion vers des productions agricoles moins consommatrices d’eau et respectueuses de sa qualité.

Les co-président-e-s: Jocelyne GLACE LE GARS (Billom), Lionel GAY (Le Sancy)

Les élus du groupe : Grégory BONNET (Saint-Georges-de-Mons), Annie CHEVALDONNÉ (Thiers), Caroline DALET (Maringues), Jacky GRAND (Billom), Bertrand PASCIUTO (Cournon d'Auvergne), Clémentine RAINEAU (Saint-Georges-de-Mons), Monique ROUGIER (Lezoux).

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Article mis à jour le 01 octobre 2019