Un plan pauvreté : oui, mais…

Au mois de septembre 2018, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’une stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Les Départements sont chefs de file en matière d’action sociale et de solidarités : le plan divulgué aura un impact direct sur leurs politiques sociales.

En matière de prévention, la PMI (protection maternelle et infantile) sera « profondément transformée »… ...

mais aucune précision n’est apportée sur l’ampleur des mesures modificatives.

Rappelons que la PMI est service public à destination de tous les futurs parents, parents et enfants de moins de 6 ans ayant pour objectif de s'assurer que chaque future maman soit accompagnée pendant sa grossesse et que chaque enfant, dans son cadre de vie, bénéficie des soins nécessaires à son développement physique, psychomoteur ou encore social.

Il existe 45 points de consultations PMI dans le Puy-de-Dôme.

S’agissant de la protection de l’enfance et des jeunes les plus vulnérables, le chef de l’Etat a évoqué le suivi nécessaire des jeunes majeurs sortant de l’ASE (aide sociale à l’enfance). L’annonce porte sur une obligation nouvelle pour les Départements d’accompagner ces jeunes majeurs de 18 à 21 ans…

… mais est-ce que l’Etat donnera les moyens nécessaires aux collectivités départementales pour faire face à cet accompagnement ?

Près de 1 100 enfants sont pris en charge par l’ASE dans le Puy-de-Dôme.

Dans le domaine de l’insertion et de retour à l’emploi, il est prévu la création d’un revenu universel d’activité (RUA), dont l’Etat serait entièrement responsable, en lieu et place de l’actuel RSA et d’autres aides...

… mais cette recentralisation de ce revenu d’aide ne résout en rien la question de son financement et pose une nouvelle fois la sempiternelle problématique de la non-compensation par l’Etat des allocations individuelles de solidarité.

Plus de 20 000 personnes sont allocataires du RSA dans le Puy-de-Dôme (90 millions d’euros par an).

Le plan pauvreté soulève de nombreuses incertitudes quant aux moyens mis en oeuvre pour l’appliquer et le manque cruel d’éléments concrets afin que les Départements puissent assurer et assumer les solidarités territoriales et sociales qui lui sont dévolues par la loi.

Le Président : Jean-Marc BOYER (Orcines)
Les élus du groupe : Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne MARCHIS - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) - Martine BONY - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Service communication

Article mis à jour le 21 novembre 2018