Juin 2019

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Il existe quatre groupes politiques au sein de l'Assemblée :

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (17 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (19 Conseillers départementaux)
  • Le groupe La Gauche 63 (7 conseillers départementaux)
  • Le groupe Socialistes et Républicains (14 Conseillers départementaux)

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Le Département : pôle d’équilibre des territoires

Les mouvements sociaux qu’a connus notre pays de même que les élections européennes ont accentué le besoin impérieux de donner à l’action publique de nouvelles priorités.

Trois revendications sont arrivées au premier plan du débat public : la justice sociale, l’équilibre territorial et l’organisation de nos institutions.

Le besoin de justice sociale exige une mobilisation contre la pauvreté et le déploiement soutenu de la solidarité entre tous. Il va falloir que l’Etat améliore les financements du RSA et des différentes allocations qui doivent venir en aide aux plus démunis. D’ores et déjà, le coût du RSA augmente et affecte le budget du Département. La solidarité est au coeur de ses missions. Il importe donc de donner à cette collectivité territoriale toute sa place pour le bon fonctionnement de notre République.

La croissance économique au cours des dernières périodes a conduit à une concentration démographique dans des métropoles et au déménagement des autres territoires avec, dans ceux-ci, la disparition concomitante des services publics. Les derniers mouvements sociaux ont d’ailleurs été alimentés par cette désertification territoriale. Il est indispensable de rééquilibrer les choses et de prendre la mesure des gaspillages et des coûts économiques, écologiques et sociaux de l’hyper urbanisation. On voit bien aussi que c’est dans la proximité, le soutien aux communes et aux EPCI, la mutualisation des efforts et donc des projets que se trouve la voie à suivre. Les trop grandes Régions ne sauraient répondre à ce besoin. C’est aux Départements que revient cette mission, il importe de mettre à jour en ce sens notre organisation territoriale.

Il y a urgence à placer le Département au coeur des démarches indispensables pour répondre à la crise que nous vivons. En effet, il y a un renversement de tendance. Face à la politique actuelle du « big is beautiful » et de l’éloignement des décideurs des besoins des territoires, il faut renforcer le rôle du Département et lui donner, notamment par une réforme de la fiscalité locale, les moyens de remplir les missions d’avenir de solidarité humaine et territoriale.

C’est pour cela que les élus départementaux se mobilisent pour l’avenir de cette collectivité de proximité et de solidarité déterminante pour la cohésion de notre société et de notre République.

Le Président : Pierre DANEL (Clermont-Fd 3)
Les élus du groupe : Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse) - Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines) - Pierre Danel (Clermont- Ferrand 3) - Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Ferrand 5) - Serge Pichot - Emilie Guedouah-Vallée (Gerzat) - Eric Gold (Maringues) - Bernadette Troquet - (Les Martres-De-Veyre) Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts Du Livradois) - Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-Les-Mines) - Olivier Chambon (Thiers) - Jeanne Espinasse (Vic-Le-Comte)

Contact

Tél. : 04 73 42 23 85 

Groupe Union des Républicains

Le soutien familial, un lien générationnel

En 2050, la France comptera environ 4,6 millions de personnes âgées de plus de 85 ans, soit plus de trois fois le chiffre actuel. Le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait atteindre 2,2 millions de personnes d’ici à 30 ans, soit un million de plus par rapport à 2015. Le vieillissement de la population entraine désormais une hausse mécanique de la dépendance.

Dans le Puy-de-Dôme, en 2019, ce sont près de 10 000 personnes qui vivent en situation d’isolement quotidien. L’isolement est un facteur qui aggrave la perte d’autonomie.

Au-delà de la question du financement de la dépendance, se pose celle des solidarités face à une nouvelle donne générationnelle, celle du nécessaire développement de ce qu’on peut appeler le soutien familial. Il semble essentiel au vu du grand nombre de personnes âgées concernées que des solutions soient considérées afin de répondre à cet enjeu de société. Promouvoir des initiatives telles que le soutien familial consiste à développer la pratique de l’accueil familial, c’est-à-dire accueillir chez soi une personne âgée isolée ou encore une personne âgée qui loue une partie de son logement à un jeune.

Dans le Puy-de-Dôme, on compte près de 200 accueillants familiaux agréés et 300 personnes en perte d’autonomie accueillies.

Ces initiatives sont d’autant plus à valoriser qu’elles font appel à l’entraide privée, composante de la solidarité intergénérationnelle et dont la place devrait être mieux reconnue.

Cette entraide renoue en effet le lien entre les générations et permet aussi le maintien à domicile de personnes âgées, ce qui favorise le bien-vivre de cette génération qui ne veut pas être une charge pour ses enfants et souhaite rester chez elle en repoussant le plus tard possible un départ pour un EPHAD.

Il ne faut pas oublier le rôle des aidants qui est alors fondamental :

- par une meilleure reconnaissance en développant par exemple un statut protecteur pour faciliter leur action. Cela doit absolument être mis en oeuvre au niveau national. Au niveau plus local, avec le Département, collectivité des solidarités, il nous parait primordial de soutenir cette nouvelle donne générationnelle ;

- en soutenant l’action des CLIC (centres locaux d’information et de coordination), guichets d’accueil, d’information, d’échanges et de conseils qui s’adressent à la fois aux personnes âgées, à leur entourage, aux professionnels et aux bénévoles et à tous les aidants du secteur gérontologique.

Le Président : Jean-Marc BOYER (Orcines)
Les élus du groupe : Valérie Prunier - Michel Sauvade (Ambert) - Eléonore Szczepaniak - Pierre Riol (Aubière) - Anne-Marie Picard - Jean-Paul Cuzin (Beaumont) - Colette Bethune - Flavien Neuvy (Cébazat) - Marie-Anne Marchis - Jean Ponsonnaille (Chamalières) - Anne-Marie Maltrait - Lionel Chauvin (Châtel-Guyon) - Bertrand Barraud (Issoire) - Martine Bony - Jean-Marc Boyer (Orcines) - Stéphanie Flori-Dutour - Jean-Philippe Perret (Riom) - Audrey Manuby - Lionel Muller (Saint-Ours-les-Roches).

Groupe La Gauche 63

Les Missions Locales, ce sont les jeunes qui en parlent le mieux !

En mars dernier, le groupe « La Gauche 63 » a alerté l’Assemblée départementale sur ce qui ressemble fort à l’abandon des Missions Locales.

Pourtant, une enquête de satisfaction menée en 2019 auprès de 20 000 jeunes accompagnés par les Missions Locales, confirme la très grande adhésion des jeunes usagers aux actions de l’unique service public de proximité dédié à leur insertion sociale et professionnelle.

Les résultats ne laissent aucun doute quant à la pertinence de ces outils d’accompagnement et d’insertion. 88 % des jeunes usagers des Missions Locales répondant à l’enquête en 2019 se disent satisfaits, dont 32 % sont très satisfaits, des services qui leur sont proposés dans le cadre de l’accompagnement personnalisé de leur accès à l’emploi et à l’autonomie.

L’ancrage des structures, avec plus de 6 500 points d’accueil qui sont au plus près des réalités territoriales, permet aux Missions Locales de délivrer un service qui s’inscrit dans la réalité locale des jeunes et des entreprises.

L’approche globale permet de construire avec les jeunes les réponses à l’ensemble des freins auxquels ils peuvent être confrontés pour accéder à l’autonomie et donc à l’emploi durable.

Les jeunes usagers utilisent l’offre de service des Missions Locales dans sa totalité et de manière très homogène. Ainsi, les jeunes semblent considérer les Missions Locales comme la porte d’entrée unique pour évoquer l’ensemble de leurs attentes liées à leur insertion socioprofessionnelle ; ils utilisent l’offre de service dans sa diversité en fonction de leur besoin à un instant T.

Si les jeunes usagers accordent une grande importance à la forme de l’accompagnement, ils sont également très satisfaits de l’offre de service délivrée en Mission Locale. L’enquête révèle une utilisation toujours très diversifiée de l’offre de service des Missions Locales par les jeunes : l’accompagnement à la recherche d’emploi (86%) ou à la formation (78%), la Garantie jeunes (80%), mais aussi le service civique (73%), l’information et le soutien pour l’accès à la santé (49%), ou encore l’aide au logement (42%), entre autres.

Le rôle des Missions Locales est donc primordial. Dans une période où le travail se raréfie et n’est plus synonyme de sécurité, à un moment où prendre son autonomie rapidement lorsqu’on est jeune, devient de plus en plus difficile, le groupe « La Gauche 63 » sera extrêmement vigilant quant aux positions prises par l’exécutif départemental et s’opposera fermement à une quelconque suppression de soutien financier.

Les co-président-e-s: Jocelyne GLACE LE GARS (Billom), Lionel GAY (Le Sancy)

Les élus du groupe : Grégory BONNET (Saint-Georges-de-Mons), Annie CHEVALDONNÉ (Thiers), Caroline DALET (Maringues), Jacky GRAND (Billom), Bertrand PASCIUTO (Cournon d'Auvergne), Clémentine RAINEAU (Saint-Georges-de-Mons), Monique ROUGIER (Lezoux).

Contact

lagauche63ping@gmailpong.com

04 73 42 25 26

Groupe Socialistes et Républicains

Grand débat national : un peu de forme, rien sur le fond !

Excellente nouvelle : le « grand débat » aura permis au président de la République d’apprendre ! En particulier que les élus locaux sont respectables, compétents et légitimes. Qu’ils s’efforcent d’aider leurs concitoyens au quotidien, et qu’ils y parviennent souvent.

Mais alors, pourquoi s’entêter à réduire les marges de manoeuvres des collectivités territoriales, en faisant peser sur elles une partie non négligeable d’économies budgétaires qualifiées d’indispensables.

Ne faudrait-il pas au contraire renforcer les territoires en leur laissant disposer des moyens qu’ils sont capables de mobiliser.

L’imagination, l’innovation, l’audace viennent le plus souvent des territoires, de ceux qui sont chaque jour sur le terrain, à l’écoute des citoyens, et sans qu’il soit besoin d’organiser de grandes rencontres officielles et protocolaires.

Une des attentes des élus locaux que nous sommes, est que l’État assume pleinement ses compétences et ses devoirs et permette ainsi aux collectivités de mettre en place leurs politiques de proximité, responsables, respectueuses des diversités catégorielles, sociales et territoriales.

Comment faire, alors même que les dépenses des Allocations Individuelles de Solidarités (APA. Allocation Personnalisée d’Autonomie, PCH Prestation de Compensation du Handicap et RSA. Revenu de Solidarité Active) qui ont été transférées par l’Etat il y a des années, sont en augmentation, continueront à augmenter et ne sont toujours pas compensées correctement par l’Etat. C’est la solidarité départementale qui prend le relais en obérant inévitablement les autres politiques départementales, mais notre choix politique est de prioriser ces dépenses sociales, car elles sont essentielles et vitales pour les publics les plus fragiles.

Les propositions du président de la République au sortir du grand débat national étaient attendues. Un nouveau cap devait être fixé, des réponses allaient être apportées au malaise social et au déficit démocratique qu’un mouvement social sans précédent a mis en évidence de manière criante.

Si l’attente a été longue, l’espoir de mesures politiques à la hauteur des enjeux a lui été fort bref. La table n’a pas été renversée.

Force est de constater que, dans leur majorité, les demandes et suggestions issues d’une consultation qui se voulait démocratique, n’ont pas été retenues. Certes, quelques mesurettes annoncées tentent d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Qu’en sera la contrepartie possible ? Des services publics de moindre qualité et en quantité insuffisante ? Le petit gain en pouvoir d’achat fera long feu ?

Apprendre est bien. Retenir et intégrer est bien meilleur.

LES CO-PRÉSIDENT-E-S : Élisabeth Crozet, Gilles Pétel
Les élus du groupe : Damien Baldy , Gérard Betenfeld, Dominique Briat, Nathalie Cardona, Nadine Déat, Antoine Desforges, Manuela Ferreira De Sousa, Sylvie Maisonnet, Florent Moneyron, Monique Pouille, Alexandre Pourchon, Patrick Raynaud

Service communication

Article mis à jour le 27 mai 2019