Octobre 2019

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Il existe quatre groupes politiques au sein de l'Assemblée :

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (17 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (19 Conseillers départementaux)
  • Le groupe La Gauche 63 (7 conseillers départementaux)
  • Le groupe Socialistes et apparentés 63 (14 Conseillers départementaux)

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Inscription UNESCO : un essai à transformer !

Notre ténacité pour l’inscription du haut lieu tectonique Chaîne des Puys - faille de Limagne au patrimoine mondial de l’UNESCO a payé puisque les premiers effets bénéfiques commencent à se faire sentir comme nous en témoignent de nombreux Puydômois. Cet été, la célébration de ce premier anniversaire a, en effet, été accompagnée de bonnes nouvelles.

Cette reconnaissance de l’UNESCO présente un double intérêt pour notre territoire : culturel et économique. Il doit apporter un nouvel éclairage non seulement sur le Puy-de-Dôme mais plus largement sur l’Auvergne. La Chaîne des Puys se prolongeant par les massifs du Sancy et du Cantal.

Son intérêt culturel traduit une formidable valorisation du travail de nos scientifiques depuis les expériences de Blaise Pascal jusqu’aux experts qui ont accompagné l’inscription du haut lieu tectonique. Il faut maintenant partager ce savoir des scientifiques et archéologues et le mettre à la portée de tous et notamment de la curiosité des plus jeunes. Notre département est riche de plusieurs sites naturels mais aussi archéologiques et historiques, du temple de Mercure au site gaulois de Corent. À ce titre, nous saluons l’ouverture récente du Musée archéologique de la Bataille de Gergovie (le « MAB »).

Cette inscription au patrimoine mondial est aussi un levier du développement économique de notre métropole et de notre département mais aussi de toute notre région. Cette reconnaissance à l’échelle mondiale est bien sûr synonyme de la richesse de nos territoires mais pas seulement. L’inscription a eu, dès cette année, un effet positif sur la fréquentation touristique. Rien qu’au cours de l’été, cette fréquentation s’est accrue de 7 % par rapport à l’été précédent. De nombreux professionnels nous disent que ce très bon chiffre est directement lié à l’inscription de la Chaîne des Puys et l’Agence Régionale du Tourisme estime que les marges de progressions sont encore très importantes !

Cela nous encourage car des défis demeurent en particulier l’adaptation et la diversification de nos produits touristiques. Maintenons et partageons la dynamique de tous ceux qui se sont mobilisés pour l’inscription, afin de réussir cette nouvelle étape.

Le Président : Pierre DANEL (Clermont-Fd 3)
Les élus du groupe : Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse) - Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines) - Pierre Danel (Clermont- Ferrand 3) - Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Ferrand 5) - Serge Pichot - Emilie Guedouah-Vallée (Gerzat) - Eric Gold (Maringues) - Bernadette Troquet - (Les Martres-De-Veyre) Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts Du Livradois) - Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-Les-Mines) - Olivier Chambon (Thiers) - Jeanne Espinasse (Vic-Le-Comte)

Contact

Tél. : 04 73 42 23 85 

Groupe Union des Républicains

Les Départements sont toujours dans l’incertitude des réformes

La décentralisation et la refonte de la fiscalité locale sont deux politiques territoriales qui intéressent toutes les collectivités et en particulier les départements.

Pour ce qui est de la décentralisation, il semble que les orientations politiques prises par l’Etat ne suivent pas cette tendance.

Une note réalisée par l’Assemblée des Départements de France fait plusieurs constats sur le domaine social :

- le social n’a jamais fait autant l’objet d’incertitudes avec le financement des allocations de solidarités, la prise en charge des Mineurs Non Accompagnés, le déséquilibre entre l’engagement de l’Etat et les contraintes imposées ;

- une recentralisation dans différents domaines comme sur la petite enfance, la prise de compétences par les Caisses d’Allocations Familiales dans le domaine de la famille et de l’enfance, la création d’un nouveau revenu unique d’activité (RUA) de gestion étatique ;

- la question du grand âge, de l’autonomie et de la dépendance encore en suspend malgré l’urgence.

Pour ce qui est de la refonte de la fiscalité locale, cette réforme est attendue par les élus locaux mais les orientations prises sont inquiétantes.

La taxe d’habitation va être supprimée avec une compensation à l’euro près des collectivités (mais jusqu’à quand ?) par des ressources a priori dynamiques. De cette suppression en découle la redescente de la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPB) vers les communes. Ce sont près de 174 millions d’euros pour le Puy-de-Dôme.

L’affectation d’une fraction d’une imposition nationale (a priori la TVA) au profit des départements comme compensation ne fera que remettre en cause leur autonomie fiscale déjà bien réduite.

De quels leviers fiscaux disposeront-ils alors pour avoir les moyens d’exercer leurs compétences ? Aucun !

La réforme de la fiscalité locale envisagée ne simplifie rien et va même complexifier un peu plus l’exercice des compétences des départements (et les marges de manoeuvre des communes).

Le Président : Jean-Marc BOYER (Orcines)
Les élus du groupe : Valérie Prunier - Michel Sauvade (Ambert) - Eléonore Szczepaniak - Pierre Riol (Aubière) - Anne-Marie Picard - Jean-Paul Cuzin (Beaumont) - Colette Bethune - Flavien Neuvy (Cébazat) - Marie-Anne Marchis - Jean Ponsonnaille (Chamalières) - Anne-Marie Maltrait - Lionel Chauvin (Châtel-Guyon) - Bertrand Barraud (Issoire) - Martine Bony - Jean-Marc Boyer (Orcines) - Stéphanie Flori-Dutour - Jean-Philippe Perret (Riom) - Audrey Manuby - Lionel Muller (Saint-Ours-les-Roches).

Groupe La Gauche 63

Notre précieux

2019 est une année marquée par la sécheresse. Fin août, 75 % des cours d’eau présentaient un débit faible et les nappes avaient atteint des niveaux historiquement bas.

Ce déficit hydrique, qui se renforcera inéluctablement, a de multiples conséquences. Cette année, le Puy-de-Dôme a connu une chute des rendements de blé de 30 à 90 %, les récoltes de fourrage et les quantités de lait produites ont enregistré de fortes baisses.

Une partie de la population puydômoise a subi directement le manque d’eau et certains habitants ont dû être ravitaillés à l’aide de camions citernes !

Au-delà de la nécessité d’accentuer la lutte contre le réchauffement climatique, les constats de cet été nous prouvent encore qu’il est primordial de repenser nos manières de vivre, produire et consommer afin de nous adapter aux chaleurs et sécheresses. Au niveau agricole, hormis les retenues collinaires ou de rares exceptions localisées, la construction de réserves d’eau supplémentaires serait une erreur à long terme. La solution durable s’appuie sur la conversion des cultures qui ne sont plus adaptées à leurs lieux d’implantations et sur une distribution équitable et durable de l’eau. Il nous faut également économiser chaque goutte.

Cet été, pendant que le cher liquide manquait à tant d’acteurs, d’immenses quantités d’eau étaient mal utilisées ou gaspillées. Par exemple, dans le cadre de l’élargissement de l’A75, 150 m3 ont été déversés quotidiennement sur des accès de chantiers peu utilisés. On pourrait éventuellement le comprendre si cela recouvrait des enjeux de sécurité au plus proche du passage des véhicules sur l’autoroute, mais comment accepter ce gaspillage sur des chemins éloignés… Comment ensuite expliquer aux citoyens qu’il faut être exemplaire et économiser chaque goutte ?

L’eau est un bien commun. Citoyens, entreprises, collectivités, État… nous devons tous agir de concert pour préserver ce bien précieux faute de quoi les efforts même d’une majorité seront insuffisants. L’eau est un bien commun, sa gestion devrait être uniquement publique. Notre groupe affirme que dans le cadre des compétences du Conseil départemental, il faut :

- accentuer la sensibilisation à la préservation de l’eau,
- favoriser une gestion publique et donc très largement différencier les subventions accordées pour les travaux relatifs à l’Alimentation en Eau Potable selon la nature de la gestion, publique ou privée,
- initier une interconnexion des réseaux,
- inciter la création de tarifications progressives distinguant l’eau vitale, qui devrait être gratuite, de l’eau de confort, dont le coût augmenterait au fil des niveaux de consommation,
- accompagner financièrement les choix de reconversion vers des productions agricoles moins consommatrices d’eau et respectueuses de sa qualité.

Les co-président-e-s: Jocelyne GLACE LE GARS (Billom), Lionel GAY (Le Sancy)

Les élus du groupe : Grégory BONNET (Saint-Georges-de-Mons), Annie CHEVALDONNÉ (Thiers), Caroline DALET (Maringues), Jacky GRAND (Billom), Bertrand PASCIUTO (Cournon d'Auvergne), Clémentine RAINEAU (Saint-Georges-de-Mons), Monique ROUGIER (Lezoux).

Contact

lagauche63ping@gmailpong.com

04 73 42 25 26

Groupe Socialistes et apparentés 63

Toutes les solidarités méritent des moyens !

Nous l'avons toujours soutenu : la solidarité envers les plus précaires constitue une priorité de notre politique départementale, notamment les personnes sans ressources, bénéficiant du Revenu de Solidarité Active, et les personnes en situation de handicap. Les moyens du Département sont déjà largement mobilisés sur ces questions cruciales.

Nul n'ignore que la récente réforme de l'assurance chômage durcit considérablement les conditions d'accès à l'allocation chômage, ainsi que les montants que les demandeurs d'emplois pourraient percevoir. Les objectifs annoncés de la réforme sont clairs : diminuer le nombre de demandeurs d'emplois et réaliser des économies substantielles sur le versement des allocations chômage. Bien entendu, tout cela est présenté comme un facteur déterminant pour le retour à l'emploi, mais aussi comme un traitement plus égalitaire des personnes concernées.

A y regarder de plus près, le durcissement de l'accès à l'allocation chômage pourrait exclure 300 000 personnes d'une indemnisation, notamment pour les plus précaires qui ne rempliront plus les conditions nécessaires. En ce domaine, faut-il voir l'égalité de traitement des personnes comme un idéal, ou doit-on lui préférer l'équité, qui vise à aider davantage ceux qui en ont le plus besoin ?

Notre crainte est que la diminution des allocataires de l'assurance chômage ne vienne gonfler le nombre de bénéficiaires du RSA, dont le Conseil départemental a la charge. Et, rappelons-le, sans compensation pleine et entière de l'État !

Alors que les dotations de l'État diminuent depuis de nombreuses années déjà, que les collectivités sont soumises à une incitation contractuelle punitive, sous peine d'amende, de modération de son budget, il faudrait leur faire courir le risque de dépenses supplémentaires et obligatoires ?

Dans ces conditions, comment pourrons-nous mettre en oeuvre nos politiques de solidarités entre les hommes et entre les territoires ? Faudra-t-il laisser sur le chemin les objectifs territoriaux et environnementaux qui nous sont chers ? Devra-t-on aller jusqu'à pénaliser ceux qui se trouvent en situation de handicap ou d'isolement par manque de moyens ?

Ce choix imposé, nous ne voulons et nous ne pouvons pas le faire. Il est de plus en plus indispensable que les collectivités de proximité puissent bénéficier de moyens décents et suffisants pour faire face à toutes leurs obligations au service de l'ensemble de la population, et en particulier ceux qui en ont le plus besoin.

LES CO-PRÉSIDENT-E-S : Élisabeth Crozet, Gilles Pétel
Les élus du groupe : Damien Baldy , Gérard Betenfeld, Dominique Briat, Nathalie Cardona, Nadine Déat, Antoine Desforges, Manuela Ferreira De Sousa, Sylvie Maisonnet, Florent Moneyron, Monique Pouille, Alexandre Pourchon, Patrick Raynaud

Service communication

Article mis à jour le 01 octobre 2019