Décembre 2018

Retrouvez tous les mois, sur cette page, l'expression de vos élus aux travers de la tribune des groupes politiques.

Groupes politiques

Il existe quatre groupes politiques au sein de l'Assemblée :

  • Le groupe Socialiste, Radical et Républicain (37 Conseillers départementaux)
  • Le groupe Union des Républicains (20 Conseillers départementaux),
  • Le groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne (5 Conseillers départementaux).
  • Le groupe "Divers Gauche 63" (4 Conseillers départementaux)

Chacun d'entre eux dispose de salles de réunion et d'un secrétariat, afin d'assurer des permanences et de recevoir les citoyens.

Groupe Socialiste, Radical et Républicain

Le Département aux côtés de chaque Puydômois

La réorganisation territoriale qui se met en place avec les nouvelles Régions et les nouvelles intercommunalités renforce, en droit comme en fait, le rôle du Département en matière de solidarité. La Loi NOTRe a rappelé que la mission des départements est la solidarité humaine et générationnelle et les solidarités territoriales.

Face à la précarité, à la pauvreté, aux difficultés des territoires, cette mission est aussi au coeur de la République.

Malgré quelques avancées obtenues par l’Association des Départements de France, les moyens financiers dont dispose le Département sont contraints. En effet, les charges des allocations individuelles de solidarité et des mineurs non accompagnés pèsent considérablement sur les finances départementales.

Face à cette situation, nos choix sont clairs, conformes à nos valeurs et à notre effort constant en faveur de plus de justice sociale et d’équité. Nous sommes en effet l’institution de proximité, au service des Hommes et des territoires.

Nous avons décidé de ne pas augmenter vos charges et donc de ne pas alourdir la fiscalité départementale. Dès lors, tout en appliquant la loi, nous concentrons nos efforts pour tenir compte de la particularité de la situation de chacune et de chacun. Par des redéploiements, nous nous efforçons d’agir pour que chaque euro qui est affecté à l’aide sociale aille pleinement à ses bénéficiaires. Nos dépenses sociales augmenteront deux fois plus que l’ensemble du budget.

Malgré tout, nous maintiendrons nos actions de solidarité entre les territoires. Ainsi le département aidera, à juste proportion, la métropole clermontoise et les territoires ruraux. Nos engagements pour l’accessibilité par la route, les aides aux communes et à leurs groupements nous tiennent toujours à coeur. Cela se traduit par le maintien de notre effort d’investissement. N’oublions pas que la solidarité des territoires est aussi celle de ceux qui les habitent et les font vivre.

Ce sont des choix courageux qui nous engagent à une gestion rigoureuse. Aussi, le Département innove, améliore son fonctionnement afin que ses politiques publiques s’adaptent le plus possible à chaque situation de vie, chaque âge et à chaque besoin particulier.

Le Président : Pierre DANEL (Clermont-Fd 3)
Les élus du groupe : Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet, Olivier Chambon, Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte)

Contact

Tél. : 04 73 42 23 85 

Groupe Union des Républicains

Un plan pauvreté : oui, mais…

Au mois de septembre 2018, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’une stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Les Départements sont chefs de file en matière d’action sociale et de solidarités : le plan divulgué aura un impact direct sur leurs politiques sociales.

En matière de prévention, la PMI (protection maternelle et infantile) sera « profondément transformée »… ...

mais aucune précision n’est apportée sur l’ampleur des mesures modificatives.

Rappelons que la PMI est service public à destination de tous les futurs parents, parents et enfants de moins de 6 ans ayant pour objectif de s'assurer que chaque future maman soit accompagnée pendant sa grossesse et que chaque enfant, dans son cadre de vie, bénéficie des soins nécessaires à son développement physique, psychomoteur ou encore social.

Il existe 45 points de consultations PMI dans le Puy-de-Dôme.

S’agissant de la protection de l’enfance et des jeunes les plus vulnérables, le chef de l’Etat a évoqué le suivi nécessaire des jeunes majeurs sortant de l’ASE (aide sociale à l’enfance). L’annonce porte sur une obligation nouvelle pour les Départements d’accompagner ces jeunes majeurs de 18 à 21 ans…

… mais est-ce que l’Etat donnera les moyens nécessaires aux collectivités départementales pour faire face à cet accompagnement ?

Près de 1 100 enfants sont pris en charge par l’ASE dans le Puy-de-Dôme.

Dans le domaine de l’insertion et de retour à l’emploi, il est prévu la création d’un revenu universel d’activité (RUA), dont l’Etat serait entièrement responsable, en lieu et place de l’actuel RSA et d’autres aides...

… mais cette recentralisation de ce revenu d’aide ne résout en rien la question de son financement et pose une nouvelle fois la sempiternelle problématique de la non-compensation par l’Etat des allocations individuelles de solidarité.

Plus de 20 000 personnes sont allocataires du RSA dans le Puy-de-Dôme (90 millions d’euros par an).

Le plan pauvreté soulève de nombreuses incertitudes quant aux moyens mis en oeuvre pour l’appliquer et le manque cruel d’éléments concrets afin que les Départements puissent assurer et assumer les solidarités territoriales et sociales qui lui sont dévolues par la loi.

Le Président : Jean-Marc BOYER (Orcines)
Les élus du groupe : Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne MARCHIS - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) - Martine BONY - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)

Groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne

Il sera bientôt trop tard !

En novembre 2017, plus de 15 000 scientifiques sonnent le tocsin : « Il sera bientôt trop tard » et, en octobre 2018, les experts du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) nous adressent 2 messages essentiels :

Les émissions de gaz à effets de serre liés aux activités humaines sont la cause principale du réchauffement climatique qui, s’il continue, entraînera fonte de la banquise, hausse du niveau de la mer, augmentation des pluies torrentielles et des vagues de chaleur, dégradera la qualité des eaux, détruira la pêche, les cultures et la biodiversité, conduisant des millions de réfugiés climatiques à émigrer.

Il devient vital d’éviter un réchauffement de 2°C, l’objectif minimum étant de moins de 1,5°C.

Une illustration en a été donnée cet été sur nos territoires Puydômois, avec une restriction des usages de l’eau du 11 août au 30 novembre, la sécheresse des prairies conduisant de plus à nourrir en plein été les animaux avec du fourrage qui manquera donc cet hiver dans les étables…

Nous devons tous prendre la mesure de cette catastrophe annoncée depuis 1970 déjà et nous y confronter en bouleversant notre logiciel idéologique et politique et remettre en cause notre rapport au monde.

Nombre de décideurs politiques refusent d’entendre ces alarmes car les prendre au sérieux entraînerait l’effondrement de leurs croyances dans ‘‘le marché’’, de leurs systèmes de valeurs et les intérêts gigantesques des grandes sociétés nationales et multinationales. Le « et en même temps » appliqué au réchauffement climatique et à la protection de la planète ne peut fonctionner. (Nicolas HULOT en a fait la démonstration il y a peu.)

Il y a, de plus, un lien évident entre nos modes de production, de consommation, de vie, d’alimentation et les inégalités et injustices sociales, les oppressions politiques et les souffrances humaines.

Délaissons notre télécommande, endossons nos habits de citoyens tous les jours et non pas une fois tous les 5 ans.

Partout en France et dans le monde, des mouvements citoyens montrent leur volonté d’agir.

Rejoignons les, réfléchissons ensemble, proposons, faisons pression sur les décideurs politiques pour qu’ils affrontent ce modèle productiviste qui conduit le monde au désastre.

Qu’ils assument enfin ce conflit et le tranchent : la transition écologique doit être la place centrale de toute politique.

Sinon, demain, il sera trop tard pour nos enfants et petits-enfants.

LES CO-PRÉSIDENT-E-S : Jocelyne GLACE LE GARS (Billom), Grégory BONNET (Saint-Georges-de-Mons)
Les élus du groupe : Jacky Grand (Billom), Caroline Dalet (Maringues), Clémentine Raineau (Saint-Georges-de-Mons)

Contact

fdg.gc.cd63@gmail.com
Tél. : 04 73 42 25 26

Groupe "Divers Gauche 63"

De nouveaux indicateurs, pour de nouvelles politiques

Alerter sur l’état de plus en plus inquiétant de notre planète ne suffit plus. Le péril climatique et humain atteint désormais un tel niveau, que cela nous impose de revoir radicalement la manière dont nous concevons les systèmes économique et notre rapport à la nature. Si l’on considère la relation entre l’humanité et le monde du vivant comme un ensemble et non comme un rapport de domination, il est primordial de garder à l’esprit que sans nature, il n’y a pas d’humain, et sans humain, il n’y pas d’économie. Il est aujourd’hui primordial de construire une organisation économique et des politiques publiques au service des citoyens et de l’environnement.

En ne recherchant que l’augmentation des profits et l’accumulation du capital, le libéralisme capitaliste nous dirige tout droit dans un précipice. Les ressources naturelles sont pillées sans pour autant que les richesses créées ne profitent réellement aux citoyens (80% d’entre elles sont accaparées par seulement 1% de la population - OXFAM).

Aussi, pour construire un nouvel horizon commun, équilibré et soutenable, les politiques publiques doivent être de véritables leviers d’actions pour la transition écologique et sociale, et ne pas se laisser affaiblir par une médiocre gestion comptable. Les indicateurs de richesse utilisés jusqu’à présent pour orienter et évaluer les effets de ces politiques ne traduisent pas les besoins réels en termes d’urgence climatique et humanitaire.

En cette fin d’année, le Département du Puy-de-Dôme doit choisir ses orientations budgétaires ; c’est donc l’occasion de réfléchir à l’évaluation et à la mise en place de dispositifs selon des critères sociaux et environnementaux et de ne plus subir de façon incessante les politiques d’austérité qui creusent les inégalités.

La richesse ne s’arrête pas seulement à l’accumulation de biens matériels et les nouveaux indicateurs doivent permettre de nous interroger sur le niveau de progrès social, l’accès à la culture, à l’éducation, à la santé, et mesurer l’empreinte carbone et la gestion équilibrée de nos ressources naturelles.

Cette réflexion autour des nouveaux indicateurs de richesse nécessitera la participation citoyenne des Puydômois. Il sera indispensable de déterminer collectivement les indicateurs de progrès sur lesquels notre département et ses élus pourront s’appuyer pour mettre en place des politiques au service de l’intérêt général.

Le Président : Lionel GAY (Le Sancy)
Les élus du groupe : Annie Chevaldonné (Thiers) - Monique Rougier (Lezoux) - Bertrand Pasciuto (Cournon d'Auvergne)

Contact

gay.lionel63ping@orangepong.fr Ouvre une fenêtre pour envoyer un mail
Tél. : 04 73 42 38 89

Service communication

Article mis à jour le 21 novembre 2018